Importation d’un quintal de résine de cannabis : 15 ans de réclusion pour sept narcotrafiquants
Le tribunal criminel d’appel d’Oran a confirmé, cette semaine, les lourdes peines prononcées à l’encontre de sept individus impliqués dans une affaire de trafic international de drogue. Ces derniers ont été condamnés à quinze ans de réclusion criminelle, assortie d’une amende douanière solidaire de 219,29 millions de dinars au profit de la Direction régionale des douanes de Maghnia.
Deux autres accusés, poursuivis en liberté provisoire, ont quant à eux été acquittés. L’ensemble des mis en cause étaient poursuivis pour importation, détention, stockage, transport et trafic illicites de stupéfiants dans le cadre d’une organisation criminelle structurée.
Les faits remontent au 30 janvier 2017, lorsque la brigade de recherche de la Gendarmerie nationale de Maghnia a mené une opération d’infiltration ciblant un réseau de trafic de drogue transfrontalier, dirigé par un ressortissant marocain, identifié comme Mohammed. L’enquête a permis à un agent infiltré de prendre contact avec Brahim, un intermédiaire chargé de réceptionner une cargaison de deux quintaux de cannabis, destinée à transiter par Maghnia avant d’être répartie vers d’autres wilayas du pays.
L’opération a permis à l’agent d’établir un lieu de rendez-vous, de réceptionner la drogue et de piéger les membres du réseau. Parmi les premiers interpellés figure A. Moussa, arrêté alors qu’il arrivait à moto avec un complice pour remettre 3,8 millions de dinars à l’agent en échange de la cargaison. Le réseau avait au préalable envoyé une voiture pour le transport de la drogue.
Les enquêteurs ont ensuite localisé et perquisitionné le garage où se trouvait ledit véhicule. A l’intérieur, ils ont saisi 105,25 kg de cannabis. L’opération a mené à l’arrestation d’autres membres du réseau : A. Farid, B. Yahia, B. Mohammed, M. Sidi Mohammed et R. Mohammed El-Amine, ce dernier étant chargé d’assurer la sécurité de l’itinéraire lors de l’acheminement.
L’exploitation des aveux a permis d’identifier et de neutraliser l’ensemble du réseau.
Lors du procès, les déclarations des accusés ont oscillé entre aveux partiels et dénégation totale. Le parquet, convaincu de la solidité des preuves, a requis la peine maximale prévue par la loi, tandis que la défense a plaidé les circonstances atténuantes pour certains, et la non-culpabilité pour d’autres.
Zemmouri L.