Ressources hydriques: 80 % de la distribution désormais stabilisée

Hier, au siège de la Société de l’Eau et de l’Assainissement d’Oran (SEOR) à Oran, le directeur général, Oussama Hellaili, a tenu une conférence de presse pour présenter le bilan 2025 et les préparatifs du Ramadhan 2026.

L’entreprise annonce une amélioration significative du programme de distribution, soutenue par une production quotidienne de 600 000 m³, dont 96 % issus du dessalement de l’eau de mer. Maintenance préventive, barrages mieux remplis et nouveaux projets structurants : la wilaya affirme avoir consolidé sa sécurité hydrique.
À la veille du Ramadhan, la question de la régularité de l’alimentation en eau demeure centrale pour les habitants d’Oran. Sur ce point, la SEOR se veut rassurante : 80 % de la wilaya bénéficient désormais d’un programme de distribution stabilisé, tandis que les 20 % restants, confrontés à des contraintes de raccordement, seront pris en charge progressivement. Plusieurs quartiers ayant connu des perturbations récurrentes, notamment Derb, Sidi El-Bachir et Ras El-Aïn, enregistrent une amélioration notable, avec un passage d’un régime d’un jour sur trois à un jour sur deux. « Notre priorité est que le citoyen vive le mois sacré dans des conditions sereines », a affirmé le directeur général, Oussama Hellaili.
Cette stabilisation repose sur un appareil de production consolidé. La wilaya mobilise aujourd’hui 600 000 m³ d’eau par jour, dont 96 % proviennent du dessalement, grâce à quatre stations majeures : El Mactaâ, qui fournit 300 000 m³/jour à Oran (sur une production globale de 400 000 m³, dont 100 000 m³ orientés vers Mascara), Cap Blanc avec 200 000 m³/jour, Kahrama avec 65 000 m³/jour et plage El Hilal avec 40 000 m³/jour pour la wilaya. Cette architecture régionale intégrée a considérablement réduit la dépendance aux barrages et aux forages, lesquels ne représentent plus qu’une part résiduelle des ressources. Un projet est en cours pour porter la part du dessalement à 99%, renforçant davantage la sécurité hydrique.

Améliorations notables

En prévision des pics de consommation durant le Ramadhan, la SEOR a engagé une maintenance préventive des quatre stations entre novembre et décembre et installé une commission technique de haut niveau chargée de veiller à la disponibilité permanente des installations. La situation des barrages connaît également une amélioration notable. Le taux moyen de remplissage atteint 50 %, un niveau jugé «très acceptable» comparé aux années précédentes. À l’est de la wilaya, le barrage de Chlef affiche 25 millions de m³, soit un taux de remplissage de 100 %, alors qu’il était à sec avant les dernières précipitations, tandis que le barrage de Kerrada totalise 21 millions de m³ sur une capacité globale de 60 millions.
L’année 2025 a par ailleurs été marquée par la résolution de plusieurs points sensibles. À Belgaïd, la mise en service d’un réservoir de 5 000 m³ et d’une station de pompage à Gambetta ont permis de stabiliser l’alimentation.
Des études pour le raccordement de Mers El-Kébir à la station de Cap Blanc, avec un réservoir à Aïn El-Khadidja. Le dédoublement de la station d’El Mactaâ vers Oued Tlélat et Tafraoui est également à l’étude, tout comme la mise en service progressive d’une nouvelle conduite destinée à alimenter El Kerma. D’autres projets structurants sont programmés, notamment un château d’eau au pôle urbain Zabana, la réhabilitation de la conduite de Tafna pour un montant estimé à 9 milliards de dinars et le dédoublement de l’axe barrage Chlef–Gargar. Sur le plan de l’assainissement, la SEOR souligne que l’existence d’un réseau unitaire combinant eaux pluviales et eaux usées domestiques demeure à l’origine de débordements en période de fortes pluies. La séparation des réseaux est préconisée dans les nouveaux projets urbains, et un appel a été lancé aux promoteurs immobiliers pour associer l’entreprise dès la phase d’étude technique.
Khaled Boudaoui

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