Droits de douane américains: Pas d’augmentation des taxes pour l’Algérie

Mercredi dernier, le président américain, Donald Trump, a envoyé des lettres à six pays, dont l’Algérie, pour annoncer les droits de douane additionnels qui devraient être appliqués à leurs produits entrant aux États-Unis.
Les autres Etats concernés sont le Sultanat du Brunei, l’Irak, la Libye, la Moldavie et les Philippines. Pour la plupart, la surtaxe évolue plus ou moins par rapport à ce que l’exécutif américain avait annoncé début avril.
Dans le détail, les produits algériens devraient être taxés à 30 % (inchangé), tout comme ceux provenant de Libye (-1) et d’Irak (-9), ceux provenant de Moldavie et du Brunei le seront à 25 % (respectivement -6 et + 1). Quant aux produits philippins, la surtaxe sera de 20 % (+ 3).
Initialement, ces surtaxes individualisées devaient commencer à être collectées le 9 juillet, après un précédent report, mais Donald Trump a signé en début de semaine un décret pour la reporter au 1er août. Dans ses lettres, il assure que toute riposte sera sanctionnée par une surtaxe additionnelle de même ampleur.
Dans un entretien accordé à Algérie Presse, publié en avril dernier, l’économiste Adda Guecioueur avait évoqué ce sujet, indiquant que l’Algérie n’a pas été épargnée avec ces nouveaux tarifs de 30% au lieu de 19%. Néanmoins, il a tenu à relativise son impact sur l’économie nationale pour, au moins, deux raisons. « La première étant le fait que les USA ne représentent pas une destination majeure pour ses exportations. Elles étaient de l’ordre de 3,1 milliards de dollars alors que le total des exportations algériennes avoisinait les 122 milliards en 2024. Le deuxième facteur qui joue en faveur de l’Algérie est le fait que les produits énergétiques représentent la part du lion de ses exportations. Bien plus, le pétrole brut exporté est « léger ou light » alors que le pétrole produit par les USA est « lourd ou heavy » et donc des processus de raffinage différents ce qui rend difficile de se passer du brut algérien dans le court terme », a-t-il précisé.
Si ces nouveaux tarifs douaniers impactent négativement la croissance mondiale, il y aura, certainement, un effet dominos supportable vu que l’Algérie n’écoule pas son pétrole dans le marché « spot » mais à traves des contrats à long terme.
T. Feriel
