Crise au Soudan : Les clés de la solution, selon Alger

À l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la situation au Soudan, l’Algérie a affirmé que la justice et la responsabilité restent les piliers d’une résolution durable du conflit qui ravage le pays depuis plus de deux ans.
Le représentant permanent adjoint de l’Algérie auprès des Nations Unies, Toufik Laïd Koudri, est intervenu dans le cadre du débat sur le rapport semestriel du procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI) concernant la région du Darfour, théâtre de nombreuses exactions.
Face à une situation qu’il qualifie de « dramatique », notamment dans la ville d’El-Fasher, assiégée par les Forces de soutien rapide, M. Koudri a plaidé pour une réponse structurée, respectueuse de la souveraineté soudanaise et articulée autour d’une justice transitionnelle inclusive. « Il est crucial de renforcer les institutions judiciaires nationales et de soutenir les dynamiques internes dans le respect du principe de complémentarité avec la CPI », a-t-il insisté.
Il a salué la coopération des autorités soudanaises avec les instances judiciaires internationales et appelé à poursuivre le soutien aux initiatives africaines, notamment à travers l’Accord de Juba pour la paix et les mécanismes de l’Union africaine.
L’Algérie a également dénoncé les violations graves des droits humains commises au Darfour, notamment contre les civils et les infrastructures médicales, qualifiant ces actes de crimes de guerre. Le diplomate a mis en garde contre les interventions étrangères qui alimentent le conflit, et a appelé à une condamnation internationale claire.
Enfin, il a réitéré le soutien d’Alger aux efforts de paix régionaux et multilatéraux, tout en appelant la communauté internationale à accompagner les Soudanais dans la construction d’un État de droit stable, respectueux des droits humains et de sa souveraineté.
M. Salah

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