Coup de couteau ayant entrainé un handicap: L’accusée écope de 5 ans de prison en appel

Initialement poursuivie pour tentative d’homicide volontaire et vol, la Cour d’appel d’Oran a finalement condamnée la dénommée K.S à cinq ans de prison après avoir requalifié les faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné un handicap permanent. Pour rappel, elle avait écopé de six ans de prison en première instance.
L’affaire remonte au 5 décembre 2023. Ce jour-là, la victime se présente à la brigade de gendarmerie de Bousfer pour déposer plainte, affirmant avoir été la cible d’une tentative de meurtre. Selon son récit, les faits se seraient déroulés la veille : alors qu’il circulait à moto, il aurait été intercepté par K.S. et un complice nommé Youcef. Il soutient que ce dernier l’aurait immobilisé pendant que l’accusée lui portait plusieurs coups de couteau, avant de lui dérober son téléphone portable et 10 000 DA.
Grièvement blessé, l’homme avait été évacué en urgence vers une structure hospitalière. L’ampleur de ses lésions avait nécessité une intervention chirurgicale lourde incluant une ablation de la rate.
Interpellée par les enquêteurs, K.S. a d’abord plaidé la légitime défense. Dans sa première déclaration, elle affirmait que la victime s’était introduite dans son domicile, situé dans un bidonville de Bousfer, pour tenter d’abuser d’elle. « Je n’ai fait que me défendre », martelait-elle alors.
Toutefois, lors de l’instruction, l’accusée a radicalement modifié sa version des faits. Elle a alors expliqué qu’une rixe générale avait éclaté entre la victime et d’autres jeunes du quartier. Ayant filmé la scène avec son téléphone, elle aurait provoqué la fureur de la victime qui, en tentant de s’emparer de l’appareil, l’aurait frappée violemment. C’est dans ce contexte de chaos qu’elle aurait fait usage de son couteau.
Devant la barre, K.S. a maintenu cette seconde version, réfutant catégoriquement la présence d’un complice ou le vol des effets personnels de la victime.
Si le représentant du ministère public a requis 20 ans de réclusion, la défense a mis l’accent sur l’absence d’intention de donner la mort, plaidant pour une requalification des faits basée sur la riposte à une agression physique.
Zemmouri L.

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