Tribunal criminel d’appel : Dix ans de réclusion en appel pour homicide volontaire

Condamné initialement à quinze ans de réclusion criminelle en première instance, B. Fodil a vu sa peine réduite à dix ans après appel devant le tribunal criminel d’Oran. Il était poursuivi pour homicide volontaire dans une affaire tragique survenue dans la nuit du 1er septembre 2020.
Ce jour-là, les services de police d’Oran avaient été alertés par les urgences de l’hôpital, suite à l’admission d’un homme gravement blessé par arme blanche. La victime, A.B., avait été transportée en urgence par son frère, qui a immédiatement désigné B. Fodil comme l’auteur du coup de couteau, l’accusant de l’avoir poignardé à la poitrine, au cours d’une soirée où tous deux veillaient ensemble. L’agression serait survenue vers deux heures du matin, à la suite d’une altercation verbale qui aurait dégénéré en bagarre.
Malgré une prise en charge médicale rapide et son admission en soins intensifs, la victime a succombé à ses blessures trois jours plus tard.
Lors de son arrestation, le mis en cause a reconnu l’altercation, expliquant qu’elle avait éclaté à propos d’une somme de 10.000 dinars que la victime lui aurait prise et refusé de lui rendre. Il a affirmé avoir porté un coup de couteau à la jambe de son ami, mais a nié toute intention de le tuer, insistant sur le fait qu’ils étaient tous deux en état d’ébriété au moment des faits. Il a également déclaré qu’il ignorait si le coup fatal venait de lui, en raison de la présence d’autres personnes sur les lieux. Un témoin oculaire, entendu au cours de l’instruction, a confirmé avoir assisté à la scène. Il a indiqué que le mis en cause avait bien asséné un coup à la jambe de la victime, sans toutefois voir un coup porté à la poitrine. Il a également confirmé que la dispute portait sur l’argent mentionné.
A la barre, lors du procès en appel, B. Fodil n’a pas varié dans ses déclarations, exprimant ses regrets et soulignant que la victime était son ami proche.
Le représentant du ministère public a requis la confirmation de la peine de quinze ans, estimant que les faits restaient d’une grande gravité. La défense, pour sa part, a plaidé les circonstances atténuantes, insistant sur l’absence d’intention homicide claire, l’état d’ébriété des deux protagonistes, et la relation d’amitié qui les liait.
Le tribunal criminel d’appel a finalement retenu une peine de dix ans de réclusion contre l’accusé. A noter que les parents de la victime ne se sont pas constitués partie civile dans cette affaire.
Zemmouri L.

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