Protection des mineurs: Un devoir incontournable pour les médias, rappelle l’ANIRA

L’ANIRA a exprimé sa vive inquiétude après la diffusion par le site La Patrie News d’une déclaration d’une élève récemment diplômée du baccalauréat, dans laquelle elle tenait des propos portant atteinte à la réputation et à la dignité des enseignants. Ce comportement, jugé irresponsable et contraire à l’éthique professionnelle, est d’autant plus grave que la personne concernée est mineure et protégée par la loi.
Lors d’une audition, le site a reconnu une erreur d’appréciation concernant le contenu et son impact social, soulignant sa bonne foi et le retrait ultérieur des propos litigieux. Néanmoins, l’ANIRA alerte sur le fait que ces contenus circulent toujours sur les plateformes numériques, prolongeant ainsi leurs effets néfastes sur les élèves, les enseignants et les familles.
L’Autorité rappelle que la protection des mineurs va au-delà de l’interdiction de filmer : elle implique un examen rigoureux des déclarations et de leurs conséquences éducatives, psychologiques et sociales. Elle invite à respecter scrupuleusement la loi 12-15 relative à la protection de l’enfant et le décret exécutif 24-250 de 2024, qui régissent les services de communication audiovisuelle.
Par ailleurs, la diffusion de propos offensants, même émanant de mineurs, engage la responsabilité des médias concernés. La déontologie journalistique impose une vigilance constante afin de préserver la dignité des personnes, en particulier des publics vulnérables.
De tels manquements représentent une violation du devoir social des médias et un abandon de leur rôle éducatif. L’ANIRA met en garde contre tout laxisme, qui peut encourager des comportements nuisibles, notamment le cyber-harcèlement et la diffamation en ligne.
Elle appelle ainsi tous les acteurs du secteur audiovisuel, et en particulier des médias numériques, à adopter un professionnalisme accru dans le traitement des sujets liés aux enfants ou à des institutions sensibles comme l’éducation. Il est essentiel d’anticiper les répercussions sociales avant toute diffusion, surtout pour des propos à forte charge émotionnelle.
Enfin, l’ANIRA réaffirme qu’un média responsable privilégie la construction de la conscience collective plutôt que l’exploitation des émotions, et que la protection des enfants et le respect des enseignants doivent rester des priorités absolues, sans tolérance pour le moindre relâchement.

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