Apologie à des groupes terroristes sur les réseaux sociaux : Le mis en cause condamné à six ans de réclusion

Accusé d’apologie à des groupes terroristes via des sites électroniques et la publication de photos, B.M. a comparu devant le tribunal criminel d’Oran. Après délibération, le tribunal l’a condamné à six ans de réclusion.
Les faits remontent à la réception, par les services de sécurité militaire, d’informations concernant des publications suspectes faisant l’apologie de groupes terroristes. Les premières investigations ont rapidement permis d’identifier l’auteur de ces publications. B.M. a été arrêté le 24 mai 2024.
Lors de sa confrontation, il a expliqué être sous l’influence d’idées islamistes depuis les événements de 2001. Il a déclaré s’intéresser au groupe terroriste Al-Qaïda au Maghreb ainsi qu’au jihad en Palestine. A ce titre, il a publié plusieurs contenus sur son compte Facebook, qui a finalement été bloqué. En 2019, il a créé un nouveau compte où il a continué ses publications apologétiques, affirmant que les armées des pays musulmans ne défendent ni l’islam ni les musulmans.
Il a ajouté qu’en 2015, par simple curiosité, il a commencé à suivre l’évolution de la guerre civile en Syrie, observant particulièrement les actions de l’organisation Daesh. Il a également créé cinq chaînes YouTube dédiées à des leçons sur le jihad islamique, rassemblant une audience partageant ses idées.
En 2022, il a ouvert un nouveau compte WhatsApp qu’il utilisait également pour diffuser des vidéos liées aux actes terroristes. Cependant, il a quitté plusieurs groupes qu’il suivait, car ils incitaient explicitement au jihad en Algérie. Il a insisté sur le fait qu’il avait constaté une forte activité d’étrangers dans l’apologie des groupes terroristes armés à travers ces plateformes.
Devant le tribunal, B.M. a assuré ne pas défendre ces idées terroristes, affirmant que sa présence sur ces groupes sociaux était motivée par la simple curiosité.
Le parquet a requis une peine de dix ans de réclusion contre lui. La défense, de son côté, a plaidé pour des circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

Bouton retour en haut de la page