Tebboune tend la main aux harragas : Les détails du MAE

Le ministère des Affaires étrangères a invité, dans un communiqué rendu public hier lundi, les citoyens algériens résidant à l’étranger et se trouvant dans une situation précaire ou irrégulière à se rapprocher des représentations diplomatiques et consulaires de l’Algérie dans leurs pays de résidence afin de déposer une demande de régularisation et les dossiers requis pour bénéficier de cette mesure, sous réserve de ne pas récidiver dans les actes ayant entraîné des poursuites.

Le communiqué a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la décision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à régulariser la situation des citoyens concernés par des procédures judiciaires ou administratives liées à des infractions mineures relevant de l’ordre public ou à des faits similaires. L’objectif est de leur permettre de retrouver un statut légal et de rejoindre le pays dans un cadre organisé.
Le ministère a appelé ainsi les personnes concernées à se présenter auprès des ambassades et consulats algériens pour engager les démarches nécessaires.
Pour rappel, le chef de l’Etat avait décidé, lors du Conseil des ministres qu’il avait présidé le 4 janvier dernier, de régulariser la situation de ces jeunes Algériens. Cette mesure, avait-on expliqué, vise ceux qui ont quitté le pays illégalement et qui se retrouvent aujourd’hui dans la misère, parfois instrumentalisés par des réseaux criminels ou par des parties hostiles à l’Algérie. Les consulats seront chargés de mettre en œuvre les procédures nécessaires pour leur retour vers la patrie. Sont toutefois exclus de cette décision les auteurs de crimes graves tels que les homicides, le trafic de drogue ou d’armes, ainsi que ceux ayant collaboré avec des services étrangers contre l’Algérie.
Cette décision avait été unanimement saluée par les organisations et les partis politiques à l’image du FLN qui a indiqué qu’il s’agit d’« une initiative stratégique pour contrer les tentatives d’exploitation des catégories vulnérables dans des campagnes de propagande malveillantes ».
L’Académie de la jeunesse algérienne a, pour sa part, souligné qu’elle « barre la route à toute tentative d’instrumentalisation de la souffrance des jeunes à des fins de propagande visant à ternir l’image de l’Algérie ou à porter atteinte à sa stabilité».
À l’Assemblée populaire nationale, Mohamed Hani, membre de la Commission des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, a qualifié cette décision de « courageuse », affirmant qu’elle démontre une nouvelle fois que l’Algérie n’a ménagé aucun effort pour protéger ses enfants, y compris ceux établis à l’étranger.
Pour Asma Nouasser, membre du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), « cet appel envoie un message fort : l’Algérie ne se détourne pas de ses enfants, tout en protégeant sa souveraineté, sa sécurité et sa stabilité ». De son côté, le bâtonnier de l’Ordre des avocats d’Alger, Mohamed Baghdadi, a estimé que cette mesure constitue « une main tendue » à tous les jeunes en désarroi à l’étranger. L’avocat et expert Nadjib Bitam a loué cette initiative, estimant qu’elle apportera «sérénité et apaisement » aux jeunes concernés, en les libérant du sentiment d’hésitation et de la peur des poursuites judiciaires à leur retour en Algérie.
T. Feriel

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