Enlèvement et vol à main armée: Six ans de prison pour une bande organisée
La Cour d’appel d’Oran a condamné ce week-end six individus à six ans de prison ferme dans une affaire d’enlèvement, de vol avec menace et d’association de malfaiteurs. Les prévenus étaient également poursuivis pour port d’arme prohibée, trouble à l’ordre public, vandalisme et destruction volontaire de biens appartenant aux services de sécurité. En première instance, le tribunal les avait condamnés à dix ans de réclusion.
Les faits remontent au 18 novembre 2024. Deux jeunes hommes, attirés par une annonce sur Facebook concernant la vente d’un moteur marin Yamaha 40B pour 110 millions de centimes, tombent dans un guet-apens. Après avoir convenu d’un rendez-vous à Aïn El Türck, ils sont piégés par un individu qui les conduit dans une maison isolée du quartier du Commandant Faraj.
À l’intérieur, l’un des plaignants est agressé par quatre hommes cagoulés et armés de couteaux. Ligoté, il est menacé de mort et contraint d’appeler son proche resté dans la voiture avec l’argent. Ce dernier, à son tour, est séquestré et dépouillé de la somme ainsi que de leurs téléphones.
Les deux victimes sont ensuite filmées de force avec de la drogue placée devant elles, les accusés les menaçant de diffuser la vidéo à la police s’ils portaient plainte. Elles seront retenues plus de trois heures avant d’être relâchées.
Suite à leur plainte, les services de sécurité mettent en place un stratagème d’infiltration : un agent se fait passer pour un acheteur potentiel afin de piéger la bande. Le rendez-vous est fixé à Aïn El Türck, mais l’arrestation se heurte à une forte résistance des mis en cause, nécessitant l’intervention musclée des forces de l’ordre.
Lors de leur interpellation, l’un des accusés a brisé la vitre d’une porte du siège de la sûreté d’Aïn El Türck en se cognant volontairement la tête, tandis qu’un autre a été retrouvé en possession d’une arme blanche prohibée.
Durant le procès, les accusés ont alterné entre aveux partiels et dénégations, tandis que le procureur a requis une aggravation des peines. La défense, de son côté, a plaidé la non-culpabilité, estimant que les charges reposaient uniquement sur les déclarations des victimes.
La Cour a finalement réduit la peine initiale, condamnant les prévenus à six ans de prison ferme.
Zemmouri. L