«Jardin citadin 2»: Un havre de paix perturbé par les motos

Niché sur une falaise surplombant la baie d’Oran et faisant face au mont Murdjadjo, le «Jardin Citadin 2» à Hai Khemisti est devenu, en ces soirées caniculaires, un lieu privilégié de détente pour les familles oranaises et même celles venues d’autres régions du pays. Dès le coucher du soleil, avec les premières brises fraîches de la nuit et jusque tard dans la soirée, le jardin est pris d’assaut par des familles venues passer des moments de détente. Certaines s’y installent pour un dîner en plein-air, d’autres profitent de l’espace ouvert pour laisser leurs enfants gambader, faire du vélo ou de la trottinette. Des anniversaires ou des réussites scolaires sont parfois célébrés dans ce cadre idyllique.
Cependant, ce tableau est régulièrement troublé par des hordes de motos envahissant les allées du jardin, faisant du bruit et mettant en danger les visiteurs. Ces motos, dont les conducteurs ne portent pas de casque, circulent à grande vitesse sans souci pour la sécurité des familles, notamment des plus jeunes. Les conducteurs, généralement vêtus de tenues de sport, polluent l’air avec des décibels provenant de leurs enceintes diffusant des chansons rai, et n’hésitent pas à importuner les familles. Cette situation commence à agacer sérieusement les visiteurs. Abdenour, jeune père de famille, témoigne : «Je viens ici presque chaque soir pour passer un moment agréable avec ma femme et mes deux jeunes enfants. Mais la présence de ces motos est très dérangeante. Ils roulent trop vite et j’ai peur qu’on percute mes enfants lorsqu’ils jouent. Je suis constamment sur le qui-vive».
Nécessité d’une présence sécuritaire
De même, Hadja Fatéma, originaire de Tissemsilt et en vacances à El Bahia, ajoute : «Ces motos font un bruit infernal. Parfois, nous n’arrivons même pas à nous entendre. Nous sommes venus ici pour profiter du calme et contempler Oran la nuit, mais nous sommes confrontés à de nombreux désagréments. Le pire, c’est que certains individus vont jusqu’à importuner des jeunes filles en présence de leurs familles, provoquant des conflits». Les familles présentes sur les lieux sont unanimes : une présence sécuritaire visible et dissuasive est vivement souhaitée, ainsi qu’une interdiction d’accès aux motos pour garantir la sérénité du lieu.
Il est également à noter que de nombreux visiteurs, peu importe l’âge ou le sexe, enjambent les rambardes et s’approchent dangereusement du bord de la falaise. Certains le font pour prendre des selfies, d’autres pour s’asseoir et admirer la vue, ou même se détendre au bord du précipice. Il est crucial que les autorités en charge de ce bel endroit interviennent pour remettre à l’ordre ces personnes inconscientes du danger qu’elles encourent, afin de prévenir les accidents tragiques qui surviennent trop souvent en ces lieux pendant les périodes de vacances.
Fayçal. A
