Eaux usées traitées: Une nécessité pour l’agriculture

L’Agence du bassin hydrographique oranais (partie Est), en coordination avec les directions des ressources en eau, des services agricoles et la Chambre d’agriculture de la wilaya d’Oran, a organisé à Misserghine une journée d’étude et de sensibilisation consacrée à la réutilisation des eaux usées traitées
en agriculture.
Placée sous le thème «Réutilisation des eaux usées traitées en agriculture : une solution nécessaire et un engagement partagé», cette rencontre s’inscrit dans une démarche nationale visant à promouvoir une gestion rationnelle de l’eau et à offrir aux agriculteurs des alternatives face aux défis climatiques et hydriques.
L’événement a permis un échange direct entre les agriculteurs et les institutions techniques et scientifiques, dans l’objectif de définir des solutions concrètes et concertées. Le président de la Chambre d’agriculture a insisté sur la nécessité de maintenir ce cadre de dialogue permanent, rappelant que la plaine de M’leta, qui s’étend sur près de 6.200 hectares, reste confrontée à un déficit aigu en eau d’irrigation. Il a précisé que 16 puits devaient être réhabilités, tout en appelant à une mobilisation collective pour surmonter les dysfonctionnements persistants dans les réseaux de traitement et de distribution.
Mohamed Tabache, directeur de l’Agence du bassin hydrographique oranais (partie Est), a pour sa part souligné l’impact du changement climatique, marqué par la baisse des précipitations et une pression croissante sur les ressources hydriques. Selon lui, l’usage des eaux traitées n’est plus une option mais une nécessité stratégique pour préserver les réserves d’eau potable et assurer la continuité de l’activité agricole. Il a rappelé les expériences positives déjà menées dans les périmètres de M’leta et de Sidi Tarik, reliés à la station d’épuration d’Oran, et mis en avant l’atout que représentent les deux stations de dessalement de la wilaya dans l’accroissement du volume d’eaux réutilisables.
Une représentante de l’unité technique a présenté l’état d’avancement des projets d’aménagement et d’extension des superficies irriguées. Elle a souligné que la réhabilitation des stations de traitement contribuera à réduire les pannes récurrentes et à sécuriser l’alimentation en eau. Elle a assuré que les équipes poursuivent leur mission d’accompagnement technique auprès des agriculteurs, afin de garantir une exploitation optimale des installations.
Dans le même cadre, des travaux de raccordement ont été lancés pour renforcer l’alimentation en eau potable de la partie supérieure de Mers El Kébir, en plus d’un programme de réhabilitation de 16 puits et quatre sources destinés à répondre aux besoins en eau des communes de Gdyel, Oued Tlélat, Tafraoui, Sidi Ben Yabka, Misserghine, Boutlélis et Marsa El Kébir.
O.A Nadir
