An I du IIe mandat : Les réalisations du Président

Un an après le début de son second mandat, le président Abdelmadjid Tebboune affiche un bilan dense, marqué par l’achèvement de projets stratégiques, la consolidation du modèle social et une diplomatie offensive. Entre croissance économique, autosuffisance alimentaire et rayonnement international, l’Algérie entend s’affirmer comme une puissance émergente au carrefour de l’Afrique et de la Méditerranée.

La première année du second mandat présidentiel s’inscrit dans la continuité des réformes initiées dès 2019. Pour le chef de l’Etat, il ne s’agit plus seulement de tracer des ambitions mais de les concrétiser sur le terrain. L’Algérie, dit-il, « récolte aujourd’hui les fruits d’une vision claire et rigoureuse », fondée sur la transparence, l’intégrité et la proximité avec le citoyen.
L’accent est mis sur la gouvernance participative et la décentralisation, visant à corriger les déséquilibres régionaux et à garantir une répartition équitable des investissements. Cette approche, selon la Présidence, contribue à ancrer une véritable démocratie pluraliste, débarrassée des pratiques du passé et recentrée sur l’État de droit.
Parmi les réalisations phares de 2025 figurent les grandes usines de dessalement d’eau de mer. Quatre unités majeures ont été mises en service à El Tarf, Boumerdes, Tipasa et Oran, chacune avec une capacité de 300.000 m³ par jour. À cela s’ajoute une usine à Béjaïa dont les travaux sont déjà achevés.
Ces infrastructures, qualifiées par Tebboune de « fierté nationale », visent à sécuriser l’approvisionnement en eau potable et à anticiper le stress hydrique, enjeu vital pour le pays. Réalisées en un temps record par des compétences locales, elles témoignent d’une volonté d’autonomie technologique et d’efficacité dans l’exécution.
Le secteur ferroviaire connaît également une avancée notable, notamment avec la ligne Béchar-Abadla (100 km), inaugurée en avril 2025. Ce tronçon s’inscrit dans le mégaprojet reliant la wilaya de Béchar à la mine de fer de Gara Djebilet, l’un des plus vastes gisements au monde avec 3,5 milliards de tonnes de réserves.
L’achèvement de ce corridor ferroviaire, prévu en 2026, doit permettre l’exploitation à grande échelle de la mine et l’essor d’une industrie sidérurgique nationale. Un complexe de production de concentré et de boulettes de fer a d’ailleurs été lancé dans la région de Toumiat, ouvrant de nouvelles perspectives pour l’emploi et les exportations.

Le social, colonne vertébrale du mandat

Sur le plan macroéconomique, le gouvernement affiche des indicateurs en nette amélioration. Le taux de croissance attendu pour 2025 est de 4,5 %, dont 5 % hors hydrocarbures, avec un PIB projeté à près de 280 milliards de dollars. Les exportations hors hydrocarbures, en progression constante, devraient atteindre 10 milliards de dollars.
Le Président insiste sur la nécessité de maintenir les grands équilibres financiers sans recourir à l’endettement extérieur. Les réserves de change sont préservées et la stabilité monétaire consolidée, permettant de financer les projets structurants tout en sauvegardant le caractère social de l’État.
Il réaffirme que l’amélioration des conditions de vie reste au cœur de son programme. Plusieurs mesures en témoignent : revalorisation des salaires, poursuite des programmes de logement, développement des services publics et garantie de la sécurité alimentaire.
Pour la première fois depuis des décennies, l’Algérie a atteint l’autosuffisance en blé dur, une avancée considérée comme « stratégique » dans un contexte mondial marqué par les crises. Par ailleurs, près de 8.000 startups sont recensées en 2025, avec un objectif de 20.000 d’ici 2029, soutenues par un arsenal d’incitations fiscales et financières.
La première année du second mandat a également été riche sur le plan diplomatique. L’Algérie a consolidé son rôle régional par des visites officielles en Mauritanie, au Sultanat d’Oman, en Slovénie et en Italie. Alger a aussi accueilli plusieurs chefs d’État africains et européens, renforçant ainsi sa dimension africaine, méditerranéenne et arabe.
Ces échanges ont abouti à la signature d’accords stratégiques dans les domaines de l’énergie, de la sécurité et du commerce. La stratégie du président repose sur une diversification des partenariats au-delà des cercles traditionnels, dans une logique de complémentarité et d’intérêts mutuels.
Le bilan dressé après une année met en évidence une volonté politique de bâtir une économie résiliente et diversifiée, sans tourner le dos aux attentes sociales. En misant sur l’innovation, la jeunesse et les grands projets structurants, Abdelmadjid Tebboune entend positionner l’Algérie comme un acteur incontournable dans son environnement régional et international.
Loin des effets d’annonce, le chef de l’État mise sur « une Algérie victorieuse grâce à son peuple et sa jeunesse », un slogan qu’il martèle depuis sa réélection en 2024.
T. Feriel

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