Santé publique : Vers la réorganisation des urgences

 

Une commission locale des urgences sera prochainement mise en place à Oran. Son rôle : assurer un suivi rapproché et accélérer l’application du décret ministériel n°12 sur la réorganisation des services d’urgence.

Jeudi, le directeur de la Santé et de la Population, Hadj Betaouaf, a réuni les directeurs d’hôpitaux, les chefs de services des urgences et les présidents de conseils médicaux pour discuter des nouvelles modalités d’application. L’objectif est clair : fluidifier les circuits, réduire les délais d’attente et améliorer l’accueil des patients.
« Il s’agit d’éviter les engorgements et de redonner confiance aux citoyens », explique un médecin participant. Les responsables hospitaliers ont présenté des mesures, du triage renforcé à une meilleure coordination entre établissements.
La pression reste forte : en 2018, le CHU d’Oran avait enregistré près de 210 000 consultations, 24 000 hospitalisations et plus de 5 200 interventions chirurgicales. En septembre dernier, l’hôpital a comptabilisé 20 000 consultations, 5 041 hospitalisations et près de 1 000 opérations.
Pour y répondre, les autorités sanitaires d’Oran ont ouvert de nouveaux services d’urgences à Tlélat, Kerma, Sidi Chami et Canastel, ajoutant plus de 900 lits. Une modernisation jugée indispensable dans une ville qui approche les deux millions d’habitants.
Cette réforme s’inscrit dans une dynamique nationale. À Alger, des services modernisés ont déjà été inaugurés à Mustapha Pacha et Salim Zemirli. L’objectif est de doter chaque wilaya d’infrastructures adaptées aux besoins croissants.
À Oran, où les urgences restent souvent le symbole d’un système sous tension, cette commission locale est perçue comme indispensable.
Khaled Boudaoui

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