Préparation de la rentrée scolaire : Dernière ligne droite pour les communes

À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, les communes d’Oran s’activent comme jamais. Des dizaines de chantiers scolaires viennent d’être achevés : nouvelles classes, cantines toutes neuves et même un demi-internat, pour offrir de meilleures conditions d’apprentissage.
À Tafraoui, un groupe scolaire flambant neuf accueille déjà ses premiers pupitres. Plus au sud, à Oued Tlélat, trois classes supplémentaires viennent d’être ajoutées à l’école Salah Boubenider et une moyenne école flambant neuve s’apprête à recevoir environ 600 collégiens. À Boufatis, quatre salles de plus complètent l’école Ben Ourad Abdelkader, tandis qu’à El Braya, trois classes supplémentaires renforcent l’école Smaïl Zoubir.
Le littoral n’est pas en reste. À Arzew, quatre classes neuves ont été construites à la moyenne école Hedjazi, complétées par un demi-internat au lycée Fetouhi Abdelkader, en plein cœur du quartier des 1 300 logements sociaux. Deux cantines scolaires ouvriront aussi à Aïn El Bya, dans les écoles Derhab Ahmed et Mohamed Al Khalifa, tandis qu’à Bethioua, l’école Qabayli Ben Aïssa bénéficie d’un restaurant scolaire et de quatre salles agrandies. Enfin, à Sidi Ben Yebka, un groupe scolaire tout neuf se dresse au cœur des 800 logements récemment livrés.
Cette rentrée s’annonce particulièrement dense. D’après la Direction de l’Éducation locale, près de 420 000 élèves sont attendus dans l’ensemble de la wilaya, soit environ 10 000 de plus que l’an dernier. Pour absorber cet afflux, plus d’une trentaine de nouvelles salles de classe, deux cantines et un demi-internat seront mis en service avant le coup de sifflet de la rentrée. L’objectif est clair : ramener la moyenne à moins de 30 élèves par classe, contre plus de 38 dans certaines communes périphériques en 2024.
Dans ce décor encore silencieux, certains parents mesurent déjà le changement. Farid, 46 ans, père de deux enfants à Oued Tlélat, se souvient : « L’an dernier, ma fille était dans une classe de plus de quarante élèves. C’était très difficile de suivre. Elle rentrait le soir fatiguée, parfois découragée. Avec les nouvelles salles, elle aura enfin de l’espace et pourra mieux apprendre. C’est un grand soulagement pour nous. »
Ce sentiment est partagé par Othmane, instituteur depuis sept ans dans la même école. Il sait ce que signifie un effectif surchargé : « Quand on se retrouve avec presque quarante élèves dans une salle, on passe plus de temps à maintenir le calme qu’à enseigner. Avec trois nouvelles classes, nous pourrons enfin descendre à une trentaine d’élèves par groupe. Cela change tout : corriger les cahiers plus vite, aider ceux qui ont du retard, et travailler dans une ambiance plus sereine. »
Le ministère de l’Éducation rappelle par ailleurs que près de 7 000 enseignants exercent dans la wilaya, dont environ 450 nouveaux recrutés depuis l’été 2024. De nouveaux manuels, conformes au dernier programme national, ont été livrés dans toutes les écoles primaires de la région.
O.A Nadir

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