Indemnisation complète des Libyens : Le plaidoyer d’Alger devant le Conseil de sécurité

Lors d’une intervention au Conseil de sécurité des Nations unies, Amar Bendjama, représentant permanent de l’Algérie, a souligné l’impératif d’une compensation intégrale pour le peuple libyen.
Bendjama a mis en avant que cette exigence était liée à l’érosion continue des avoirs gelés de la Libye, en raison de leur mauvaise gestion et utilisation abusive, suscitant des inquiétudes au sein du groupe « A3+ » (Algérie, Somalie, Sierra Leone et Guyana).
S’exprimant au nom de ce dernier, Bendjama a dénoncé les pratiques de certaines institutions financières internationales responsables de la gestion des avoirs libyens, appelant à une responsabilité accrue pour leurs actes. Ces déclarations interviennent après que le Conseil de sécurité a adopté une résolution renouvelant le mandat de l’équipe d’experts de la commission des sanctions imposées à la Libye, créée en vertu de la résolution 1970.
Bien que le texte de la résolution contienne des lacunes, le groupe « A3+ » a voté en sa faveur, saluant notamment des avancées significatives, notamment l’autorisation pour la Libyan Investment Authority de réinvestir les actifs gelés afin de préserver leur valeur pour le peuple libyen.
Bendjama a également noté les progrès réalisés dans le retrait de certaines personnes et entités de la liste des sanctions, considérant qu’elles ne remplissent plus les critères pour y figurer. De plus, la résolution prévoit désormais que la représentation libyenne à New York soit informée de toutes les communications relatives aux sanctions, un pas vers une transparence accrue.
Le texte modifie également la résolution 1970 pour permettre aux États membres de fournir une assistance technique à la création d’un centre de coordination, conformément à la demande du Conseil présidentiel libyen. Cette initiative devra être mise en œuvre en collaboration avec le gouvernement libyen légitime reconnu par la communauté internationale.
Le groupe « A3+ » a réaffirmé son engagement en faveur d’un processus politique libyen dirigé par les Libyens eux-mêmes sous l’égide des Nations unies. Il a demandé notamment le retrait immédiat des forces étrangères, mercenaires et combattants étrangers et le respect de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye.
Bendjama a également insisté sur la nécessité pour le Conseil de sécurité de créer un environnement propice à l’organisation d’élections libres, inclusives et transparentes, permettant au peuple libyen de construire un avenir meilleur.
M. Salah
