Station de dessalement à Cap Blanc: Le projet entre dans sa dernière ligne droite
Le projet de la nouvelle station de dessalement à Cap Blanc est entré dans sa dernière phase, a annoncé le wali d’Oran, Saïd Saayoud, lors d’une visite sur place effectuée mardi, en marge de la commémoration de la Journée nationale du Moudjahid, organisée au niveau de la commune de Bousfer. «Nous avons dépassé un taux de 95% dans les grands travaux de génie civil. A la fin du mois en cours, ces travaux seront finalisés. La plupart des équipements sont déjà sur le chantier», a déclaré le wali.
L’installation des équipements se poursuit, tout comme le raccordement à l’électricité et au réseau aval, qui comprend sept stations de pompage. Les travaux pour raccorder la dernière station à l’électricité sont en cours. «Les travaux d’aménagement extérieur ont été entamés. Nous sommes satisfaits de l’avancement des travaux, qui avoisinent les 80%. Les travaux restants concernent les équipements. Les essais débuteront en octobre prochain», a ajouté Saïd Saayoud. Il a également rappelé que la station sera mise en service à la fin de l’année en cours, afin de résoudre la problématique de l’approvisionnement en eau potable, y compris pour les wilayas avoisinantes comme Mascara et Aïn Témouchent.
Il est à noter que le projet de nouvelle station à Cap Blanc demeure stratégique. «La station d’Oran et les autres stations utiliseront un mix énergétique avec l’installation de panneaux solaires, ce qui les rendra respectueuses de l’environnement. Elles seront reliées à des infrastructures situées à 150 km à l’intérieur du pays», a déclaré Mouloud Hachlaf, directeur de communication de l’Algerian Energy Company (AEC), maître d’œuvre de ces projets et filiale de Sonatrach.
«Nous travaillons 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. L’État a mis tout en œuvre pour que le projet de la station d’Oran et des autres stations soient livrés dans les plus brefs délais possibles. L’Algérie s’efforce de réduire l’impact énergétique de ces stations sur l’environnement. D’ici 2050, le Sahel, dont l’Algérie fait partie, pourrait perdre 20% de sa pluviométrie, c’est pourquoi nous anticipons ce futur proche en élaborant un programme complémentaire qui augmentera notre capacité en eau dessalée de 18% à 42% dans l’eau potable», a conclu notre interlocuteur, rappelant que la station de Cap Blanc aura été réalisée en 25 mois.
Hamza. B
