Parricide à Arzew : Peine capitale pour le meurtrier
Le tribunal criminel d’Oran a récemment jugé une affaire dans laquelle un quarantenaire était accusé d’avoir tué son père. Reconnu coupable de parricide, R. Benoumer a finalement été condamné à la peine capitale. L’affaire a éclaté en juin 2023 dans la ville d’Arzew lorsque la dépouille d’un homme présentant une blessure à l’arrière du crâne est trouvée au fond de la bâche d’eau de son domicile.
La découverte macabre est faite par la police à la suite de l’alerte donnée par les proches et amis du défunt inquiets de cette disparition inexplicable.
Les soupçons de la police se portent presque «naturellement» sur son fils pour deux raisons principales : d’abord, c’est la seule personne qui vivait avec lui, ensuite, de l’avis de beaucoup de témoins, il avait un comportement bizarre.
Interrogé, Benoumer craque rapidement et passe aux aveux. Il expliquera que son père s’adonnait à la sorcellerie et qu’il l’avait plusieurs fois exhorté à arrêter ces pratiques néfastes. Mais devant le refus de son père de mettre fin à ses pratiques, il avait décidé de le tuer. «Un jour, alors qu’il me tournait le dos, je me suis saisi d’un marteau et l’ai frappé à la tête», dira-t-il en ajoutant avoir effectivement tenté de cacher la dépouille dans le réservoir d’eau. Déféré devant la justice, il sera écroué et poursuivi pour meurtre avec préméditation.
Devant le tribunal criminel, Benoumer tentera de revenir sur ses aveux assurant qu’il ne savait pas comment il avait reconnu les faits. Mais lors des échanges avec le président d’audience, il multipliera les contradictions et finira par reconnaître le meurtre.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public soulignera la cruauté de l’acte de l’accusé avant de requérir la peine capitale.
La défense plaidera les circonstances atténuantes en soutenant que Benoumer n’avait pas toutes ses facultés mentales mais sans toutefois en produire les preuves.
Zemmouri L.