Fruits et légumes : Les marchés sous pression

À Oran, en septembre 2025, les marchés respirent la rentrée : les camions arrivent tôt, les acheteurs scrutent les étals et les marchands ajustent les prix au fil des arrivages. Le marché de gros d’El Kerma continue d’être au cœur de la distribution régionale : il traite quotidiennement des volumes importants — plus de 300 quintaux de fruits et légumes certains jours — et rassemble près de 240 grossistes, ce qui en fait un nœud logistique décisif pour l’approvisionnement des marchés de la ville.
Le site fait l’objet depuis l’été d’un vaste programme de modernisation (numérisation des accès, création d’espaces pour producteurs, dortoirs et services) afin d’améliorer la chaîne d’approvisionnement et faciliter l’exportation.
Sur le plan des prix, les relevés officiels et les observations de marché convergent vers la même idée : il existe une forte variabilité selon les produits, la saison et l’origine. Les chiffres moyens publiés récemment par les observateurs et le ministère situent la pomme de terre autour de 54 DA le kg (écarts observés entre 47 et 62 DA selon les marchés et la qualité), la tomate autour de 63 DA en moyenne, et l’oignon sec autour de 48 DA. Pour les fruits, la pomme locale est cotée en moyenne près de 328 DA (avec des pointes jusqu’à 417 DA selon la qualité et le marché), et la banane est régulièrement observée aux alentours de 425 DA.
Dans les marchés de détail de la ville, la situation peut toutefois être différente : certains quartiers affichent des prix plus bas, d’autres plus élevés, selon le circuit de commercialisation. Des relevés de septembre indiquent que la tomate et le poivron peuvent osciller entre 40 et 80 DA/kg dans des périodes d’arrivée abondante, tandis que les aubergines et courgettes se stabilisent autour de 80–100 DA ; les haricots verts restent un produit coûteux, avec des prix pouvant atteindre 200 à 250 DA selon l’origine et la demande. L’oignon est parfois vendu à partir de 40 DA lorsque l’offre est suffisante, mais les variations restent fréquentes d’un marché à l’autre. Ces fourchettes traduisent la réalité de terrain observée les dernières semaines.
O.A Nadir
