Zones humides : Le sauvetage du lac de Télamine relancé

 

Soutenu par le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) et ses partenaires, un projet prévoit d’injecter 15 millions de litres d’eau dans le lac de Télamine sur trois ans. En parallèle, une commission wilayale sera installée pour coordonner la gestion des neuf zones humides d’Oran.

Dans les prochaines semaines, la wilaya d’Oran devrait officialiser la création d’une commission de pilotage et de gestion dédiée aux zones humides. Sa mission : évaluer et valider l’étude préliminaire visant à préserver et valoriser ces espaces fragiles. L’enjeu est de taille : protéger la biodiversité locale et inscrire ces écosystèmes dans une démarche de développement durable. Oran compte neuf zones humides, dont plusieurs souffrent aujourd’hui d’une forte dégradation.
Du 23 au 25 septembre, une délégation du WWF – Afrique du Nord, accompagnée de représentants de la Direction générale des forêts, a effectué une visite de terrain à Oran. Au cœur de leurs travaux : le lac de Télamine, classé zone humide d’importance internationale par la Convention de Ramsar. Le projet prévoit d’y injecter 15 millions de litres d’eau claire sur trois ans pour restaurer son équilibre écologique et garantir sa pérennité.
La délégation a également inspecté l’avancement de la station d’épuration des eaux usées de Gdyel, voisine du lac. Cette infrastructure est considérée comme stratégique pour maintenir un niveau d’eau stable et améliorer durablement la qualité du milieu naturel de Télamine.
Les experts ont poursuivi leur mission aux marais du Macta, autre site inscrit sur la liste Ramsar. Objectif : dresser un état des lieux écologique, identifier les menaces qui pèsent sur ce site et proposer des actions concrètes de restauration. L’ambition est de renforcer son rôle écologique et d’en faire un espace attractif pour les amateurs de nature et d’écotourisme.
Le programme s’est conclu par une visite de l’usine Unilever de Hassi Ameur, principal bailleur du projet. Les visiteurs y ont découvert les procédés de production ainsi que la nouvelle station interne de traitement des eaux usées, conçue pour réduire l’impact environnemental de l’activité industrielle.
Cette visite officielle, placée sous l’égide du conservateur des forêts d’Oran, a rassemblé de nombreux acteurs dont les directions locales de l’environnement, des ressources en eau et des services agricoles ainsi que l’université d’Es-Sénia et le Groupe Sonatrach. Tous ont réaffirmé leur engagement à préserver les zones humides et les ressources hydriques de la région, dans une vision partagée de développement durable et de protection de la biodiversité.
Khaled Boudaoui

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