Haï Bouamama : Trois ans de prison pour CBV

Le tribunal criminel de première instance d’Oran a rendu son verdict dans une affaire de violence grave survenue en juillet dernier au bidonville de Haï Bouamama. Le principal accusé, B. Bouziane, a été condamné à trois ans de prison ferme pour coups et blessures volontaires à l’arme blanche ayant entraîné une infirmité permanente. Sa coaccusée, T. Nacéra, poursuivie pour complicité, a quant à elle écopé de 18 mois de prison avec sursis.
Les faits remontent au 8 juillet 2024, lorsqu’un homme, N. M., a été admis en urgence à l’hôpital d’Oran. Il présentait de graves blessures à la main, au bras et à la tête. Les médecins ont dû l’opérer en urgence et procéder à l’amputation d’un doigt. Le rapport du service de médecine légale a également relevé plusieurs lésions sérieuses et prescrit un arrêt de travail de 35 jours.
Devant les juges, la victime a expliqué qu’elle se trouvait ce jour-là devant la maison de T. Nacéra, laquelle aurait transformé son domicile en un lieu de débauche. C’est alors que Bouziane serait arrivé muni d’une épée, avant de se jeter sur lui en lui assénant plusieurs coups violents.
Arrêté par la police, Bouziane a nié toute intention d’agression volontaire.
Il a affirmé fréquenter la jeune femme mise en cause et soutenu qu’il ne faisait que se défendre contre la victime et deux autres personnes présentes sur les lieux. Lors du procès, le représentant du ministère public a requis des peines allant de 10 à 15 ans de prison contre les prévenus. La défense, de son côté, a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

 

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