Le HCA dénonce
Dans un communiqué publié ce samedi, le Haut-commissariat à l’Amazighité (HCA) a réaffirmé que l’Algérie est une et indivisible, forte de son histoire, de ses langues et de ses valeurs, insistant sur le fait que l’identité nationale ne saurait faire l’objet de doute ou de remise en cause.
L’institution a dénoncé des tentatives « infructueuses » et « isolées » visant à déstabiliser la cohésion nationale, notamment par la diffusion de discours haineux et par la remise en cause de l’amazighité, pilier de l’identité algérienne. Cette réaction intervient après la diffusion par une chaîne de télévision émiratie d’un programme jugé provocateur, qui, en abordant les composantes de l’identité algérienne, a franchi les lignes rouges en incitant à la division.
Le HCA rappelle que même organisées ou financées, ces manœuvres se heurtent à une vérité incontestable : l’Algérie est une nation unifiée, dont le peuple, riche de sa diversité, est soudé autour d’une identité inclusive, consacrée clairement et fermement par la Constitution.
L’organe a souligné que la sécurité nationale ne saurait tolérer la moindre complaisance, et que l’identité nationale – avec ses trois piliers que sont l’islam, l’arabe et l’amazigh – n’est ni négociable ni à la merci de surenchères. « Ceux qui parient sur une Algérie fragmentée se bercent d’illusions vouées à disparaître », prévient le communiqué.
Le Haut-commissariat appelle la justice algérienne à appliquer rigoureusement les lois protégeant l’État, ses symboles et l’unité nationale, en rappelant que la Constitution, dès son préambule puis dans ses articles, garantit l’unité de la Nation et reconnaît l’amazigh comme langue nationale et officielle au même titre que l’arabe, exprimant un ancrage historique profond.
L’institution se félicite également de l’existence de lois contre la haine et la discrimination, en particulier celle visant à préserver l’espace public de toute tentative de division ou d’atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire national.
Enfin, le HCA insiste sur la nécessité de tarir toutes les sources de discorde et de ne plus tolérer aucun acte ou propos portant atteinte à l’un des fondements de l’identité nationale algérienne : l’islam, l’arabe et l’amazighité, constituant ensemble l’essence même de la personnalité algérienne.
« Les discours de haine ne relèvent pas de la liberté d’expression, mais d’une trahison du vivre-ensemble, et représentent une menace directe pour la sécurité nationale », conclut le communiqué, appelant à l’application stricte et sans faiblesse des lois en vigueur.
