Algérie – ONU: Une alliance historique tournée vers l’avenir

La célébration conjointe, ce mercredi à Alger, de la Journée nationale de la diplomatie algérienne et du 80e anniversaire de la création de l’Organisation des Nations unies (ONU) a donné lieu à une double reconnaissance : celle du rôle historique de l’Algérie dans le combat pour la décolonisation, et celle de son engagement constant en faveur du multilatéralisme et de la paix mondiale.

Devant un parterre de diplomates, d’universitaires et de représentants d’organisations internationales, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a livré un discours empreint de mémoire et de conviction. « La relation entre l’Algérie et l’ONU est enracinée, privilégiée et exceptionnelle », a-t-il affirmé d’emblée, rappelant que cette relation remonte à la reconnaissance, en 1955, par l’Assemblée générale des Nations unies, de la cause de libération nationale algérienne.
Le chef de la diplomatie algérienne a souligné la portée historique de cette décision, rappelant que la cause algérienne fut la première question de décolonisation inscrite directement à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies. « Cet acte, inédit à l’époque, a constitué un précédent procédural et juridique », a-t-il noté, ajoutant que cette reconnaissance fut un tournant pour les mouvements de libération du tiers-monde.
Attaf a également mis en exergue la portée universelle de la Révolution algérienne, qui a contribué à l’adoption, le 14 décembre 1960, de la résolution 1514 de l’ONU sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples colonisés. Une résolution adoptée trois jours seulement après les grandes manifestations du 11 décembre 1960 en Algérie, qui marquèrent un point de non-retour dans la lutte contre le colonialisme français.
Pour le ministre, cette relation fondatrice a façonné l’identité diplomatique de l’Algérie, une politique étrangère qui repose sur la défense des principes onusiens : l’autodétermination des peuples, le règlement pacifique des différends, la non-ingérence, la souveraineté des États et la solidarité internationale.
« L’Algérie demeure convaincue que la désorientation actuelle du monde ne trouvera d’issue que par la réhabilitation du rôle central des Nations unies », a plaidé Ahmed Attaf. Selon lui, l’ONU reste, malgré ses limites, le cadre politique, juridique et moral incontournable pour bâtir un avenir plus juste et plus pacifique.
Prenant la parole à son tour, la coordinatrice résidente des Nations unies en Algérie, Savina Ammassari, a salué une coopération exemplaire entre Alger et l’organisation mondiale. « L’ONU et l’Algérie partagent la même ambition : bâtir un monde de paix, de justice et de solidarité », a-t-elle déclaré.
Mme Ammassari a rappelé que l’Algérie a toujours inscrit son action diplomatique dans une vision de paix et d’émancipation. « De la lutte contre l’apartheid à l’appui aux causes de libération nationale, de la promotion du multilatéralisme à son rôle actif de médiation régionale, l’Algérie est reconnue comme un acteur incontournable du dialogue et de la coopération internationale », a-t-elle souligné.
Cette tradition, a-t-elle ajouté, se poursuit aujourd’hui à travers des initiatives concrètes pour la stabilité régionale et la défense des intérêts du Sud global. L’Algérie, a-t-elle insisté, « avance avec détermination » dans des domaines clés tels que la diversification économique, la transition énergétique, la sécurité alimentaire, la protection sociale, et l’investissement dans la jeunesse et les femmes.
Elle a également salué la générosité de l’Algérie dans la prise en charge des réfugiés sahraouis, soulignant la coopération étroite entre Alger et les agences onusiennes pour garantir une assistance humanitaire durable. « Le rôle central du gouvernement algérien dans l’aide humanitaire envers les réfugiés sahraouis mérite d’être salué », a-t-elle déclaré.
M. Salah

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