Tentative d’enlèvement d’un enfant : 20 ans de réclusion pour le kidnappeur de Bel-Air

Le tribunal criminel d’Oran a condamné H. Zoheir à 20 ans de réclusion criminelle pour tentative d’enlèvement d’enfant.
Selon les faits, l’affaire a éclaté à la suite d’une plainte déposée par le père de la victime, un enfant âgé de cinq ans, après que ce dernier a été victime d’une tentative de kidnapping. Le père a déclaré que, le 22 octobre 2023, vers 18h15, il se trouvait dans sa boutique située dans le quartier de Bel-Air. Pendant qu’il s’occupait de ses clients, son fils jouait seul à proximité du magasin.
Après s’être rendu compte que son enfant avait disparu, l’homme a immédiatement commencé à le chercher dans le quartier, aidé par des voisins, mais sans succès. En consultant les images de la caméra de surveillance de son magasin, il a aperçu un quadragénaire s’approcher de l’enfant, lui caresser la tête, le serrer dans ses bras puis l’entraîner avec lui vers une destination inconnue.
Le père a alors suivi la direction empruntée par l’homme. En chemin, il a croisé une patrouille de police en civil, à qui il a signalé les faits. Après environ 30 minutes de recherches, ils ont retrouvé l’enfant près d’un centre commercial, à côté d’une salle des fêtes, à environ 300 mètres du domicile familial. L’enfant était accompagné du même individu vu sur les images de surveillance.
Le suspect a été interpellé puis entendu par les enquêteurs. Il a déclaré qu’il passait par ce quartier lorsqu’il a vu l’enfant jouer devant la boutique. Il aurait alors pris l’enfant par la main et marché avec lui sur une centaine de mètres. Deux passants, intrigués, lui ont alors demandé pourquoi l’enfant était avec lui. Se montrant sur la défensive, le mis en cause a affirmé qu’il s’amusait simplement avec l’enfant, niant toute intention de l’enlever.
Lors de l’audience, en présence de la partie civile, l’accusé a nié les faits qui lui étaient reprochés. Il a affirmé que l’enfant l’avait suivi de son propre chef, sans qu’il ne le lui demande, qu’il ne lui avait pas tenu la main, et qu’il ne l’avait ni forcé ni attiré.
Cependant, le tribunal a relevé que l’accusé avait déjà été condamné dans une affaire similaire et qu’il se trouvait auparavant en détention. Le ministère public, revenant sur les faits de la présente affaire ainsi que sur les antécédents judiciaires de l’accusé, a requis la réclusion criminelle à perpétuité. De son côté, la défense a plaidé la non-culpabilité, affirmant que la présence de l’enfant aux côtés de l’accusé ne suffisait pas à établir la tentative d’enlèvement.
Zemmouri L.

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