10e Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique: Poursuite des travaux à Oran

Les travaux du 10e Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique se sont poursuivis, hier, pour sa deuxième et dernière journée, avec la tenue d’une séance à huis clos où les participants devaient examiner le projet de résolution des Nations Unies sur le financement des opérations de soutien à la paix mandatées par l’UA, Coordinateur des A3.
Le Séminaire a vu également la présentation et l’examen du projet final du Manuel sur les modalités de coordination et de coopération entre le Conseil de paix et de sécurité de l’UA et les membres africains au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Lors du premier jour de ce Séminaire de haut niveau, deux tables rondes ont été organisées à huis clos, la première sur « le 10ème anniversaire du Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique : Le rôle du CPS et des A3 dans la promotion de la voix de l’Afrique sur les questions de paix et de sécurité dans l’agenda du Conseil de Sécurité des Nations Unies : que reste-t-il à faire ? »
La seconde table ronde a abordé « la résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernements en Afrique : Perspectives mondiales, réponses et implications pour les A3 ».
Pour rappel, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, a affirmé, dimanche à Oran, que l’Algérie consacrera son prochain mandat au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à œuvrer à renforcer l’influence du continent africain dans les prises de décisions liées aux dossiers y afférents en s’inspirant des positions communes fondées sur les principes et idéaux consacrés dans la charte constitutive de l’UA.
Il a également abordé « les défis que nous impose la détérioration de la situation sécuritaire et politique à grande échelle et de plus en plus rapide au niveau continental, notamment dans la région sahélo-saharienne, devenue un symbole éminent de l’absence de sécurité et de stabilité, d’Est en Ouest et de la mer Rouge à l’océan Atlantique, sur fond d’aggravation des fléaux du terrorisme et du crime organisé, la prolifération des foyers de tensions et de conflits, la réitération des changements non constitutionnels des gouvernements, ce qui nous rappelle une époque historique que nous pensions irrévocable et qui s’est achevée définitivement ».
Il a, d’autre part, déclaré que « l’Afrique n’a d’autre option que d’unir ses rangs et d’unifier sa parole pour éviter les effets des tensions et des polarisations actuelles, et pour faire booster ses objectifs stratégiques représentés par la correction de l’injustice historique à laquelle elle est confrontée au Conseil de sécurité, en activant les solutions africaines aux problèmes dont souffrent nos pays et nos peuples, du point de vue de la sécurité, politique et économique, et transformer le continent en une puissance mondiale à la lumière de l’Agenda 2063.
