Attentat kamikaze de Tiaret de 2017 : Perpète pour les principaux accusés en appel

Après treize reports, l’affaire de l’attentat kamikaze contre la sûreté de wilaya de Tiaret, perpétré en 2027, a été jugée par le tribunal criminel d’appel d’Oran. Quatre acquittements ont été prononcés, tandis que des condamnations à 15 ans de prison et à la réclusion à perpétuité ont été infligées aux principaux mis en cause.
Les faits remontent au 31 août 2017, lorsque le terroriste B. Benaissa a exécuté une opération kamikaze visant le siège de la sûreté de wilaya de Tiaret, armé d’une ceinture explosive et d’une kalachnikov. L’attaque a fait deux morts, deux policiers A.B., et A.T., et cinq blessés graves, dont une femme.
Les investigations ont permis d’identifier douze suspects en contact avec le kamikaze, notamment B. Noureddine, rencontré à plusieurs reprises à différents endroits, comme la forêt du Radar à Tiaret. Benaissa était accompagné d’autres éléments, qui étaient cependant cachés et peu organisés. Les contacts entre ces individus se faisaient via l’application de messagerie instantanée PALTACK.
Les enquêteurs ont pu déterminer que ces suspects, anciennement affiliés à des groupuscules terroristes locaux, avaient prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (Daesh), sous la direction d’Abou Bakr al-Baghdadi.
Lors de son arrestation, le dénommé A.B. a fourni des informations sur le recrutement des «éléments dormants » de Daesh, expliquant que certains étaient contactés sur Internet. Plusieurs d’entre eux étaient en lien avec un certain M. Mohamed, dont le domicile, situé à Tiaret, a été perquisitionné, permettant la saisie de cartouches ainsi que de produits utilisés pour la fabrication d’explosifs. Les investigations ont également révélé que Benaissa ne connaissait pas précisément la nature de sa mission avant de passer à l’acte.
Parmi les accusés, certains avaient déjà été arrêtés et jugés pour d’autres affaires terroristes, tandis que d’autres avaient quitté Al-Qaïda pour rejoindre Daesh. Certains opérateurs étaient actifs dans les montagnes de l’Ouarsenis et dans la forêt d’El Qouassi.
A la barre, plusieurs mis en cause se sont contredits, niant leur implication ou déclarant avoir reconnu les faits sous contrainte.
Dans son réquisitoire, le ministère public a requis des peines allant de 20 ans de réclusion à la prison à perpétuité. Zemmouri L.

 

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