Gestion des catastrophes : La stratégie nationale présentée à Constantine

 

L’université des Frères Mentouri (Constantine 1) a abrité ce lundi un colloque scientifique international placé sous le thème : « La stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes : de la vision à la mise en œuvre ». L’événement, qui s’inscrit dans le cadre du programme SURE-MED 2025, réunit des experts et chercheurs venus d’Algérie et de plusieurs pays du bassin méditerranéen, spécialisés en géologie, en génie parasismique et en urbanisme.

Les participants ont souligné que cette stratégie marque une évolution fondamentale dans la manière d’appréhender les risques naturels. Elle vise à passer d’une logique réactive, centrée sur la gestion post-catastrophe, à une approche proactive fondée sur la prévention, la réduction des vulnérabilités et le renforcement de la résilience des territoires.
Selon les intervenants, la phase actuelle de mise en œuvre repose sur l’intégration de la gestion des risques dans les politiques publiques de développement local et d’aménagement urbain. Ils ont mis en avant les efforts déployés par les autorités algériennes pour améliorer les systèmes d’alerte précoce, renforcer les normes de construction et actualiser les cartes géologiques et sismiques, en étroite collaboration avec les institutions scientifiques et universitaires.
Les experts ont également rappelé que cette stratégie s’inscrit dans les engagements internationaux de l’Algérie, notamment dans le cadre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes (2015–2030), qui fait de la prévention une priorité nationale. Ils ont insisté sur l’importance de traduire cette vision en actions concrètes à travers des projets opérationnels et des programmes de formation ciblés.
Les enseignants-chercheurs présents ont, pour leur part, souligné que la réussite de cette approche repose en grande partie sur la coopération entre les centres de recherche et les autorités locales.
L’échange de données scientifiques et techniques entre les différents acteurs permettrait, selon eux, d’améliorer la capacité de prévision et de limiter les impacts sur les populations.
Dans le même esprit, plusieurs intervenants ont plaidé pour une valorisation accrue de la recherche scientifique dans le domaine de la gestion des catastrophes naturelles. Ils ont mis en avant la nécessité de former des compétences spécialisées et de développer des solutions technologiques innovantes, notamment grâce à la numérisation, à l’intelligence artificielle et à la télédétection, en particulier dans les zones urbaines en forte expansion.
Les participants ont également appelé à intégrer le concept de résilience urbaine dans les plans d’aménagement du territoire, en associant les collectivités locales et la société civile aux efforts de sensibilisation et de prévention. Ils ont rappelé que la prévention des risques est une responsabilité partagée qui exige une coordination permanente entre les différents secteurs.
M. Salah

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