Apologie du terrorisme : Condamné à trois ans, il bénéficie du sursis en appel
Initialement condamné à trois années de prison ferme par le tribunal criminel de première instance pour apologie de groupes terroristes à l’étranger via des moyens électroniques, N.A., gérant d’une école privée, a comparu récemment devant le tribunal criminel d’appel. Après délibération, il a été condamné à une année de prison avec sursis.
Cette affaire fait suite à des investigations menées par le service spécialisé dans la lutte contre les réseaux terroristes. Les enquêteurs ont ainsi repéré un compte Facebook publiant des contenus encourageants et faisant l’apologie de groupes terroristes, selon eux.
Le 23 mars 2023, N.A. et une autre personne, Kh.F., ont donc été arrêtés dans le quartier Millénium. N.A., a fait l’objet d’une fouille corporelle ainsi que d’une perquisition à son domicile. Des opérations qui ont conduit les services de sécurité à estimer que le prévenu présentait des penchants terroristes et islamistes et qu’il utilisait notamment l’application Telegram pour diffuser des publications à caractère terroriste et faisant l’apologie de groupes subversifs. Une fois complété, le dossier d’enquête, qui a notamment établi que le suspect s’était rendu en Libye, a été transmis au magistrat instructeur près le tribunal de Fellaoucène.
Lors de son interrogatoire, N.A., a nié les faits qui lui étaient reprochés. Il a expliqué avoir échangé sur les réseaux sociaux avec une femme nommée Fadwa, affirmant que son seul objectif était de faire sa connaissance. Selon lui, cette personne évoquait son intérêt pour le groupe terroriste Daesh et son souhait de les rejoindre. N.A., a indiqué avoir tenté de la dissuader et a affirmé s’être rendu en Libye uniquement pour y établir un commerce, sans jamais entrer en contact avec des membres de ce groupe terroriste.
Devant le tribunal criminel d’appel, N.A., a maintenu ses dénégations, insistant sur le fait qu’il n’avait jamais sympathisé ni collaboré avec des éléments terroristes.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis la peine maximale, tandis que la défense a plaidé la non-culpabilité, soulignant que son client n’avait jamais commis d’actes répréhensibles et passibles de condamnations.
Zemmouri L.
