Le PLF 2026 devant l’APN : Bouzred assure que l’État « social » est présent

Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a présenté ce dimanche devant l’Assemblée populaire nationale (APN) le projet de loi de finances 2026, un texte qu’il décrit comme une affirmation du caractère social de l’État, mais aussi comme un instrument de consolidation de la croissance économique. Il a souligné, à ce propos, que près de 6000 milliards de dinars seront consacrés aux transferts sociaux.

Parmi ces dépenses figurent 420 milliards de dinars pour l’allocation chômage ; 424 milliards de dinars en soutien au fonds des retraites ; 656 milliards de dinars pour la subvention des produits de base, notamment le blé. Les universités, hôpitaux et autres établissements publics administratifs bénéficieront, de leur côté, de 2800 milliards de dinars.
Selon les chiffres présentés par le ministre, le PIB national a atteint 10 047 milliards de dinars au premier trimestre 2025, contre 9300 milliards un an plus tôt, soit une hausse proche de 8 %.
Les recettes durant le premier semestre se sont élevées à 5600 milliards de dinars, en progression de 1450 milliards sur un an.
Bouzred a également annoncé une amélioration notable des équilibres budgétaires. Le déficit devrait ainsi reculer à 4000 milliards de dinars fin 2025 contre 9200 milliards prévus initialement dans la loi de finances 2025. Ce résultat est attribué à une consommation de seulement 70 % du budget et à la non-mobilisation de certains financements économiques. Le ministre affirme que la réduction du déficit se poursuivra jusqu’en 2028.
Par ailleurs, les prévisions économiques tablent sur un taux de croissance de 4,1 % en 2026 ; 4,4 % en 2027 et 4,5 % en 2028.
En outre, la croissance hors hydrocarbures devrait atteindre 5 %, portée par l’industrie (+6,2 %) ; l’agriculture (+5,4 %) ; le bâtiment (+5,1 %) ainsi que les services (+5 %).
Les recettes totales dépasseront 8000 milliards de dinars en 2026. Les ressources hors hydrocarbures augmenteront de 6,6 %. Le budget global atteindra 17 626 milliards de dinars en 2026, puis 17 800 milliards en 2027, et environ 19 000 milliards en 2028.
Le projet contient également plusieurs dispositions destinées à régulariser la situation fiscale des entreprises en retard de paiement ; préserver la stabilité des prix des produits de large consommation ; alléger l’impôt sur le revenu global ainsi qu’une mesure qualifiée de soutien indirect aux familles.
Le texte prévoit aussi des dispositifs en faveur des start-up et incubateurs ; de la pêche et de l’aquaculture ; du transport et du logement, notamment le programme AADL.
Le projet met l’accent sur la numérisation, la simplification des procédures fiscales et la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale, en conformité avec les engagements internationaux de l’Algérie. Il consacre également des mesures pour faciliter le travail de l’Agence algérienne de coopération internationale et soutenir le système national de retraite, dont le déficit est pris en charge par le Trésor public.
T. Feriel

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