Trafic de cocaïne: 20 ans de réclusion pour le principal accusé
Après un premier report, une affaire de trafic de drogue dure, concernant la saisie de 12 kg de cocaïne, a été jugée par le tribunal criminel d’Oran. Le principal accusé, S.M., a été condamné à 20 ans de réclusion, tandis que son complice, B. Houssam, a écopé de 12 ans. Deux autres mis en cause, B.M. Amine et T. Med, ont été condamnés à sept ans de réclusion. Tous étaient poursuivis pour détention, transport et commercialisation de drogue dure au sein d’une organisation criminelle. De son côté, un jeune consommateur, H.A.N., a été sanctionné par une contravention pour usage de drogue.L’affaire remonte à octobre 2023, à la suite d’enquêtes sur un important réseau de trafic de drogue durant lesquelles le nom de B. Houssam, surnommé « El Gat », a été cité. Son domicile, situé dans le quartier Millénium, a été perquisitionné et 710 g de cocaïne y ont été saisis. Peu après, 50 g ont été trouvés chez B.M. Amine. Lors de son interrogatoire, ce dernier a indiqué que la drogue lui avait été remise par S.M., qui a ensuite été intercepté par les enquêteurs à bord d’une Ford blanche, en compagnie d’un ami, en possession de 387 millions de centimes.Selon l’enquête, c’est grâce aux déclarations de S.M. que 11 kg de cocaïne ont été découverts dans un parc de loisirs. S.M. a indiqué que la drogue lui était envoyée par Gh. Mourad, surnommé « Tito », actuellement incarcéré à Lyon, qui dirigeait son trafic via les réseaux sociaux. Un certain Karim assurait la liaison et la livraison sur les instructions de « Tito ». Une fois la cocaïne arrivée à Oran, S.M., la stockait d’abord chez lui avant de la déplacer vers son bureau au parc de loisirs. Dans ce cadre, 100 g ont été remis à un certain Mohamed et 1 kg à B. Houssam, tandis que les autres mis en cause poursuivaient leurs activités au sein du réseau.Lors de l’audience, B.M. Amine a nié avoir commercialisé la drogue, se présentant uniquement comme consommateur. B. Houssam a reconnu avoir été contacté par le réseau et accepté d’y participer par besoin, précisant qu’il venait de purger une peine de huit ans pour trafic de stupéfiants. T. Med a, lui, rejeté toutes les accusations. Quant à S.M., il a nié les faits, affirmant que le bureau au parc de loisirs n’était pas à lui et qu’il était utilisé par quatre personnes, afin de se décharger de toute responsabilité. Il a également contesté la somme saisie, affirmant qu’il ne s’agissait pas de 387 millions mais d’1 milliard de centimes, et a souligné sa situation financière florissante, avec quatre parcs de loisirs (deux à Oran, un à Mostaganem et un à Alger), et de futurs projets d’investissement.Le ministère public a requis 20 ans de réclusion pour tous les mis en cause détenus et un an de prison ferme pour le consommateur.
Zemmouri L.
