Projets industriels récupérés: Un plus pour la base productive

L’Algérie engage une nouvelle phase de redynamisation industrielle en misant sur la relance des entreprises et des projets récupérés après décisions judiciaires. Un chantier devenu, selon le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, « un levier majeur de développement économique », avec pour objectif la création de richesse, d’emplois et une réduction de la dépendance aux importations.
En visite de travail à Adrar, le ministre a insisté sur la réhabilitation rapide de ces unités industrielles, affirmant qu’elles contribueront à consolider la dynamique économique aux niveaux local, régional et national. Cette politique de remise en activité concerne plusieurs secteurs stratégiques : agroalimentaire, sidérurgie, matériaux de construction, textile ou logistique. Le complexe Kotama Agrifood de Jijel, spécialisé dans les huiles alimentaires et l’aliment de bétail, figure parmi les exemples récents d’unités relancées.
Une cellule intersectorielle avait été installée au ministère de l’Industrie pour évaluer l’état des projets récupérés, lever les obstacles juridiques ou techniques et sécuriser leur transfert à des opérateurs publics ou privés, selon des cahiers des charges stricts.
La relance de ces actifs confisqués s’inscrit dans une logique de justice économique : transformer les séquelles de la corruption en leviers de croissance. Le gouvernement entend, à travers cette politique, démontrer que la lutte contre les malversations peut produire des bénéfices tangibles pour la société.
Les régions de l’intérieur et des Hauts-Plateaux figurent parmi les priorités, avec la promesse d’un impact social direct : création d’emplois, réduction des disparités régionales et réactivation du tissu productif local.
Cette stratégie fait partie du Plan national de relance industrielle, qui prévoit de porter la contribution du secteur industriel à 15 % du PIB d’ici 2030. En remettant en production des unités longtemps gelées, l’État cherche à envoyer un message aux opérateurs économiques : l’Algérie transforme ses passifs en moteurs d’avenir. G.S

Bouton retour en haut de la page