A la demande de l’Allemagne : Tebboune gracie Sansal

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décidé de répondre favorablement à la demande formulée par son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, visant à accorder une grâce présidentielle à Boualem Sansal, a annoncé, hier, un communiqué de la Présidence de la République. L’écrivain franco-algérien à été condamné à cinq ans de prison en Algérie, en mars dernier pour atteinte à la sûreté de l’État. Sentence confirmée en appel, en juillet 2025.
Pour appel, le chef de l’État a reçu le 10 novembre 2025 une requête officielle du président fédéral allemand sollicitant cette mesure à caractère exceptionnel pour des motifs humanitaires. Dans sa déclaration, Steinmeier a souligné que l’âge avancé de Sansal et la fragilité de son état de santé justifient une mesure exceptionnelle. Il a proposé que l’écrivain soit autorisé à se rendre en Allemagne pour y recevoir des soins médicaux, ajoutant que cette grâce serait « l’expression d’un esprit humanitaire et d’une grande clairvoyance politique ».
Le fait même que la lettre du président allemand ait été publiée par les supports médiatiques forts de l’Etat, indiquait clairement le sort qui lui sera réservée. La demande allemande exprimée en tant que telle pourrait fort probablement déboucher sur la libération de Sansal, avons-nous rapporté dans notre édition de mardi dernier.
Le communiqué a précisé que le président Tebboune, « sensible à la nature et aux raisons humanitaires » de cette démarche, a pris sa décision en vertu de l’article 91, alinéa 8, de la Constitution, et après les consultations prévues par la loi.
L’État allemand, a indiqué encore la même source, assumera la prise en charge du transfert et des soins de Boualem Sansal, dans le cadre des dispositions convenues entre les deux pays.
Cette décision, a enfin souligné le communiqué, s’inscrit dans « l’esprit d’amitié et de coopération » qui caractérise les relations entre l’Algérie et la République fédérale d’Allemagne.
R.N
