Tribunal criminel d’appel: 10 ans de réclusion pour des faux-monnayeurs
Le tribunal criminel d’appel de la Cour d’Oran a condamné les mis en cause dans une affaire d’association de malfaiteurs et de falsification de billets de banque à des peines allant de trois et cinq ans de prison ferme ainsi que dix ans de réclusion criminelle.
Les faits remontent au 20 mai 2023, lorsque les services de police ont remarqué un véhicule suspect au niveau du rond-point de la cité des Amandiers, qui prenait la direction d’El Hassi.
M. Ahmed, le conducteur de la Clio Campus blanche était descendu de sa voiture, un sac en plastique à la main. En voyant la police, il a manifesté des signes de panique et a tenté de remonter dans son véhicule pour prendre la fuite. Il a toutefois été rapidement appréhendé en possession d’un billet de 2 000 dinars qui semblait contrefait. Le sachet, lui, contenait 490 billets de 2000 dinars, représentant la somme de 98 millions de centimes en faux billets.
Arrêté et confronté aux faits, Ahmed est passé aux aveux, expliquant qu’il s’agissait bien de fausse monnaie qu’il devait écouler contre 45 millions de centimes, avec une commission promise de 5 millions de centimes à la clé. Il a également révélé l’identité de son fournisseur, I. Aziz, qui réside dans la cave d’un immeuble situé à la cité Maraval, à proximité du terminus de la ligne de bus 14. Il a ajouté que ces faux billets avaient été fournis à ce dernier par un certain Fateh, habitant à Cité Petit, près d’une salle des fêtes.
Concernant la voiture, il a expliqué que B. Benzerga la lui avait prêtée pour effectuer cette opération. Suite à l’extension de compétence vers la ville balnéaire d’Aïn El Turck, le cerveau présumé de cette affaire a été identifié puis arrêté. Il s’agit du dénommé B. Fateh. A la suite de cette interpellation, le reste du réseau a pu être appréhendé.
Cité à la barre du tribunal, Ahmed a maintenu ses déclarations, tandis que les autres accusés ont nié les faits.
Le représentant du ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre les membres de ce réseau. La défense du principal accusé a plaidé les circonstances atténuantes, alors que celle des autres prévenus a plaidé la non-culpabilité.
Zemmouri L.
