Orientations du président de la République: satisfecit des syndicats
Les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant la préparation d’un projet de revalorisation du Salaire national minimum garanti (SNMG) et de l’allocation chômage, ont suscité un écho favorable auprès de plusieurs organisations syndicales et associations. Pour ces acteurs, les mesures annoncées constituent un levier important pour soutenir le pouvoir d’achat des citoyens et consolider la stabilité sociale dans un contexte économique marqué par des tensions inflationnistes.
Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Amar Takdjout, a souligné qu’elles s’inscrivent dans la continuité de la politique sociale de l’État. Il a rappelé que ces orientations traduisent la volonté des pouvoirs publics de placer le citoyen « au cœur de leurs priorités », en renforçant les mécanismes de protection sociale déjà mis en place ces dernières années. Selon lui, l’engagement du chef de l’État à poursuivre la revalorisation du SNMG et de l’allocation chômage d’ici fin 2025 ou début 2026 témoigne d’une démarche cohérente en faveur de la justice sociale.
Même son de cloche du côté de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF). Son président, Sadek Dziri, a qualifié les mesures annoncées de « réponses aux attentes d’une large frange de citoyens ». Il a insisté sur l’importance de l’allocation chômage comme outil d’accompagnement des jeunes en transition vers l’emploi, estimant qu’une revalorisation progressive contribuera à renforcer leur autonomie économique tout en consolidant la confiance entre la jeunesse et les institutions publics.
Du côté des associations de consommateurs, le président de l’APOCE, Mustapha Zebdi, a également salué les décisions présidentielles. Il a rappelé que l’amélioration du pouvoir d’achat reste l’une des préoccupations majeures des ménages, et que cette démarche intervient à un moment où l’économie nationale exige des mesures capables de préserver la cohésion sociale.
L’expert international en développement économique Abderrahmane Hadef a, de son côté, mis en avant la portée stratégique de ces revalorisations, qui dépassent le cadre financier. Pour lui, ces orientations traduisent une vision globale de l’État visant à renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions, à soutenir la consommation intérieure et à dynamiser l’activité économique. L’augmentation des revenus, a-t-il expliqué, devrait stimuler la demande interne et soutenir les entreprises productives et de services.
Ch.G
