Soutien au terrorisme: Trois ans de prison ferme pour deux accusés
Trois personnes, dont l’une se trouvant en fuite, ont été condamnées par le tribunal criminel d’Oran à la prison ferme pour appartenance à un groupe terroriste activant à l’étranger et utilisant les technologies électroniques pour soutenir ce réseau et diffuser ses idées. Les deux accusés présents à l’audience ont écopé de trois ans de prison ferme. Le troisième mis en cause a été condamné à dix ans de réclusion par contumace. Un mandat d’arrêt a également été lancé à son encontre.
Après avoir repéré des échanges sur les réseaux sociaux entre D.J.A. et B. Sid Ahmed, les services de sécurité ont interpellé le premier cité et l’ont interrogé sur ses relations avec le terroriste. Le suspect a avoué ne connaître ce dernier qu’à travers ses publications. Il a reconnu conserver une vidéo publiée par B. Sid Ahmed, montrant des travailleurs d’une société nationale située dans la daïra de Sénia, vidéo transmise par son ami H.B., qu’il a ensuite partagé à plusieurs de ses connaissances. Ancien employé de la société en question, il a expliqué avoir démissionné après des pressions et envoyé au terroriste des messages, textos et vocaux, dénonçant la corruption, ainsi que des photos prises dans l’entreprise en question, l’utilisation de produits périmés dont les dates de péremption avaient été modifiées sur instruction du gérant. Il a aussi indiqué qu’il comptait transmettre d’autres photos concernant une entreprise de fabrication de chocolat où régnaient, selon lui, des conditions d’hygiène défaillantes.
Entendu durant l’enquête, H.B., a déclaré avoir travaillé dix ans dans la même société avant d’être licencié. Il a précisé que le premier prévenu, employé depuis 2019, avait eu plusieurs conflits avec la direction et avait comparu devant le conseil de discipline avant de démissionner, puis d’entrer en contact avec B. Sid Ahmed pour lui divulguer des informations internes.
A la barre, les deux prévenus ont maintenu leurs déclarations. D.J.A. a affirmé qu’il pensait que Sid Ahmed était journaliste, comme il le prétendait sur les réseaux sociaux. H.B., pour sa part, a nié toute publication ou implication, affirmant avoir informé le gérant des agissements du premier prévenu.
Le représentant du ministère public a requis dix ans de réclusion contre les accusés.
Zemmouri. L
