Trafic de psychotropes : Prison ferme pour les transporteurs
Le tribunal criminel d’appel a condamné deux personnes dans une affaire de détention et de transport de psychotropes à sept et dix ans de réclusion criminelle. Un troisième accusé, actuellement en fuite a été condamné par contumace à la perpétuité.
Les faits remontent au 3 juin 2023. Alors que des gendarmes surveillaient le point de contrôle fixe de Bordj El-Akid Lotfi, ils ont repéré un Toyota Hilux immatriculé à Tindouf. Après vérification des papiers, ils ont inspecté le pick-up où étaient dissimulés dans le coffre 4.800 comprimés de prégabaline 300 mg. Le conducteur et son passager ont été arrêtés et une enquête a été ouverte par la police judiciaire.
Interrogé, K.A., le propriétaire du véhicule, a déclaré que le 30 mai 2023, vers 14h, s’être rendu chez B.N., alias Nasrou, un trafiquant notoire, pour emprunter de l’argent. Ce dernier lui aurait proposé de transporter des psychotropes, ce qu’il a accepté. Une opération appelée à se répéter. K.A., devait dissimuler les comprimés de prégabaline sous un chargement de pastèques.
Il a expliqué avoir été instruit de se rendre au marché de fruits et légumes de Tindouf pour rencontrer Hamidat, un ressortissant sahraoui. Le même jour, à 18h, B.N., a acheté une cargaison de pastèques. K.A., a ensuite pris la route de Tindouf vers Béchar, où il est arrivé le lendemain vers 8h. Il s’est rendu au marché pour vendre les pastèques. Vers midi, Hamidat lui a demandé de lui laisser le véhicule et de l’attendre au même endroit. Trois heures plus tard, il est revenu avec le véhicule chargé.
Sur le chemin du retour, K.A. a rencontré un certain J.Z., qui lui a demandé de le conduire à Tindouf. Arrivés au point de contrôle de Bordj El-Akid Lotfi, ils ont été arrêtés et les psychotropes ont été saisis. J.Z. a été interrogé et a affirmé n’avoir aucun lien avec la marchandise ni connaissance de son contenu.
Le propriétaire de la cargaison a été appréhendé plus tard, en vertu d’un mandat d’arrêt.
Lors du procès, K.A. est revenu sur ses déclarations, affirmant que le véritable propriétaire de la marchandise était J.Z., qui lui aurait proposé 15 millions de centimes pour transporter des téléphones portables. Il a juré ignorer transporter des psychotropes, dédouanant ainsi son coaccusé. B.N., a lui nié toute implication.
Lors de sa plaidoirie, le représentant du ministère public a requis la peine maximale.
Zemmouri L.
