Pour outrage et diffamation contre des symboles de la Révolution: Trois de prison avec sursis pour Bouakba

Jeudi soir, le tribunal de Bir Mourad Raïs a condamné Saâd Bouakba à trois ans de prison avec sursis et à une amende de 1 million de dinars, dans le cadre d’une affaire d’outrage et de diffamation portant sur des symboles de la Révolution de libération nationale.

Le gérant de la chaîne électronique Vision TV, Abderrahim Haraoui, également impliqué, a été condamné à un an de prison avec sursis, assorti d’une amende de 500 000 dinars, la fermeture définitive de la chaîne ainsi que la saisie de son matériel de diffusion.
La condamnation fait suite à une plainte déposée par Mahdia Ben Bella, fille de l’ancien président de la République, Ahmed Ben Bella, après une interview diffusée sur Vision TV. Bouakba y affirmait que certains dirigeants de la Révolution auraient détourné des fonds du Front de libération nationale (FLN), les ayant déposés sur des comptes personnels — des affirmations jugées fausses et diffamatoires.
Le parquet avait alors ouvert une enquête pour « outrage et diffamation d’un symbole de la nation », conformément aux articles 148 bis 1, 333 bis 6 et 196 bis du code pénal. Haraoui avait été mis en cause pour complicité, en vertu des articles 42 et 148 bis 1.
Après l’audience du 27 novembre 2025, l’affaire a été renvoyée devant la section correctionnelle. À l’audience du 4 décembre 2025 prévue pour le jugement, Bouakba était initialement placé en détention provisoire, tandis que Haraoui avait été remis en liberté.
T. Feriel

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