Trafic de cocaïne : 10 ans en appel pour l’accusée

Après appel, B. Naima, mise en cause dans une affaire de détention de stupéfiants, de trafic au sein d’un groupe criminel organisé et de blanchiment d’argent, a été condamnée à dix ans de réclusion. Lors du premier procès, elle avait écopé de 12 années de réclusion.
Le second prévenu, B.A., avait été acquitté. Quant au fournisseur de la drogue dure, un ressortissant marocain toujours en fuite, il a été condamné par défaut à la réclusion à perpétuité.
Les faits remontent au 10 mai 2023, lorsqu’un véhicule conduit par une femme, accompagnée d’un adolescent, a été arrêté lors d’un contrôle policier. La fouille du jeune mineur a permis de saisir 0,73 g de cocaïne, 5 comprimés de prégabaline et 20 g de kif traité, cachés dans ses sous-vêtements. La fouille de la conductrice a permis de découvrir 83.000 dinars.
Une perquisition au domicile de B. Naima, situé dans le quartier de Saint Eugène, a conduit à la saisie de 866 g de cocaïne pure, 290 millions de centimes, revenus de la commercialisation de la drogue, ainsi qu’une balance électronique.
Entendu en présence de sa mère, le mineur a déclaré que B. Naima lui avait simplement demandé de l’accompagner à Sidi Bel-Abbés. La prévenue, de son côté, a affirmé que les stupéfiants saisis lui appartenaient. Quant à la cocaïne trouvée à son domicile, elle appartenait, selon elle, à un certain Mohamed El Hamraoui, qui lui avait loué l’appartement pour y cacher la drogue.
Les enquêtes et l’analyse des téléphones ont permis de restaurer des vidéos effacées montrant la commercialisation d’importantes quantités de cocaïne.
Confrontée à ces éléments, B. Naima a reconnu avoir été recrutée par un certain Boujalaba, baron de la drogue au Maroc, qui lui avait proposé de travailler avec lui dans ce trafic.
Suite à ses déclarations, un autre suspect, B.A., qui tient une gargote à El Barki, a été interpellé. Selon B. Naima, il lui aurait remis d’importantes sommes d’argent et 1 kg de cocaïne, allégations que B.A. a niées.
Devant le tribunal, la prévenue a nié les faits et incriminé son complice ainsi que le ressortissant marocain toujours en fuite. Le parquet a requis la peine maximale à son encontre, tandis que sa défense a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

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