Une dispute qui vire au drame à Hassi Bounif : 12 ans de prison pour tentative d’homicide

Le tribunal criminel d’appel a confirmé la condamnation de Kh. Nourddine à 12 ans de réclusion criminelle, peine prononcée à son encontre en première instance. L’accusé était poursuivi pour tentative d’homicide volontaire.
Les faits remontent au 3 novembre 2022 dans la localité de Hassi Bounif. Ce jour-là, la victime, T. Hamid, a été grièvement blessée à l’arme blanche par l’accusé à la suite d’un différend portant sur des produits stupéfiants. Selon l’enquête, Kh. Nourddine avait asséné un coup de couteau de cuisine à la victime, provoquant une blessure grave qui aurait pu lui être fatale. Transporté d’urgence à l’hôpital, T. Hamid a subi une intervention chirurgicale délicate qui a duré des heures, avant de rester hospitalisé pendant près de deux mois. Son taux d’incapacité permanente a été évalué à 35%.
Entendu à la barre, la victime a expliqué qu’une altercation verbale l’avait opposée à l’accusé au sujet d’un comprimé psychotrope qui n’aurait pas été payé. La dispute aurait rapidement dégénéré en une violente confrontation n’était-ce l’intervention des voisins. Les deux protagonistes étaient rentrés chacun à leur domicile mais, selon les déclarations de l’accusé, la victime serait ensuite revenue devant son domicile pour l’insulter et le provoquer, ce qui l’aurait mis dans un état de colère extrême. « J’étais fou de rage, j’ai pris un couteau et je suis sorti pour l’affronter. Je lui ai porté un coup sans savoir où je l’ai touché», a reconnu l’accusé, tout en niant toute préméditation. Affirmant avoir agi sous l’impulsion du moment, il a également contesté toute implication dans la vente de stupéfiants.
Dans son réquisitoire, le ministère public est revenu sur la gravité des faits et le niveau de violence atteint. Il a requis 15 ans de réclusion criminelle contre l’accusé. La défense a, pour sa part, plaidé les circonstances atténuantes en rejetant la préméditation.
Il est à noter que la victime ne s’est pas constituée partie civile, même si elle a tenu l’accusé pour responsable de l’incapacité grave dont elle souffre.
Zemmouri L.

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