Tentative d’émigration clandestine et agressions : Prison ferme pour les mis en cause

L’affaire de l’organisation d’une traversée clandestine et blanchiment d’argent au sein d’une organisation criminelle, qui a éclaté en octobre 2023 à Aïn El Turck, connait enfin son épilogue. Les quatre principaux mis en cause ont été condamné à trois ans de prison ferme, tandis que deux autres prévenus, dont un ressortissant égyptien, ont écopé respectivement de deux ans de prison ferme et une année avec sursis pour non-dénonciation d’organisation de voyage clandestin.
Par ailleurs, deux autres mis en cause se trouvant en état de fuite ont été condamné à trois ans de prison ferme assortit d’un mandat d’arrêt.
Les faits remontent au 30 octobre 2023 lorsque les gardes-côtes sont tombés sur un homme grièvement blessé, vers 2 h.
Les enquêteurs ont indiqué qu’il s’agissait de l’Egyptien M.M. Faradj, qui a été évacué vers le service des urgences de l’hôpital d’Oran.
Après avoir reçu les premiers soins, il a été remis aux services sécuritaires d’Aïn El Turck, à qui il a déclaré qu’il vivait en France depuis 2015, où il s’était marié à une Algérienne avec laquelle il a eu deux enfants.
En 2023, apprenant que son père était malade, il rentra en Egypte, et de là, il demandera un visa pour regagner la France. Sa demande ayant été refusé, il décide de se rendre en Algérie, pays à partir duquel il regagnera clandestinement les côtes espagnoles puis la France.
Le 7 octobre 2023, il débarquera chez ses beaux-parents à Akbou, et il s’est attelé, durant les jours qui s’en suivent, de rechercher sur les réseaux sociaux de potentiels organisateurs de voyage clandestins en partance pour l’Europe.
Sur une page Facebook paraissant sous le nom «el harga», il entrera en contact avec des individus à qui il demande de l’aide pour organiser ce périlleux voyage.
De là, il se rendra à Oran et demeurera chez un ami jusqu’au jour du départ, soit la fin octobre, où il se déplacera avec ce dernier à Aïn El Turk pour rencontrer, à Cap Falcon, l’organisateur de la «harga».
Sur place, il trouvera l’individu en compagnie d’une autre personne à qui il devait remettre l’argent du voyage, et il est à préciser que tout le long de la transaction, son ami, celui chez qui il a séjourné à Oran, était resté à ses côtés.
Se rendant ensuite dans une plage rocheuse, ils trouveront deux autres individus, et c’est à ce moment précis que le ressortissant égyptien se fait agresser à l’arme blanche. Ses agresseurs lui intimeront l’ordre d’appeler son ami pour qu’il leur remette le reste de l’argent, comptant lui soutirer son téléphone portable ainsi que 600 euros.
Toujours en cours, les investigations permettront de recevoir une autre plainte, où il est question des mêmes faits que ceux de M.M. Faradj : se connectant sur la page Facebook «el harga», l’autre plaignant a lui aussi contacté le gérant de cette page Facebook avec lequel il a conclu un voyage clandestin pour le prix de 95 millions de centimes.
Un rendez-vous avait alors été fixé à proximité d’un hôtel à Cap Falcon, et après avoir rencontré deux personnes qui l’avaient guidé sur une plage rocheuse, ce plaignant finira par subir le même sort que le ressortissant égyptien.
Les enquêteurs, en utilisant les caméras de surveillance d’une station service à l’entrée de Cap Falcon, sont parvenus à identifier un des mis en cause, qui ne tardera pas à être arrêté. Ses complices, par la suite, suivront.
Confrontés aux deux victimes, ces derniers les reconnaitront mais déclareront que leur but étant seulement le vol d’argent.
A la barre du tribunal criminel, ils ne changeront pas de déclaration, niant tout lien avec une organisation de voyage clandestin.
Zemmouri L.

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