Elle s’était fait passer pour une infirmière: Un an de prison pour usurpation de fonction
Le tribunal criminel de première instance a jugé cette semaine une jeune femme, âgée de la vingtaine, accusée dans une affaire de tentative de vol d’un nouveau-né et usurpation de fonction. Suite aux délibérations, elle a finalement été acquittée pour le premier grief et condamnée à une année de prison ferme pour le second.
Tout a commencé en juillet 2024 lorsque la prévenue a été arrêtée au niveau de l’EHU, plus exactement au service de la maternité. Son attitude va attirer l’attention des agents de sécurité en dépit de la blouse blanche qu’elle portait.
Interrogée sur sa présence à la maternité, elle dira être venue voir sa sœur, mais aucune trace de ce patronyme n’a confirmé ses allégations. Arrêtée, elle a affirmé être une fille illégitime. Sa génitrice, qui l’avait d’abord placé chez une nourrice avant de la reprendre, avait, aux dires de l’accusée, exercé le plus vieux métier du monde et a même tenté de l’y initier. Elle prendra alors la fuite et la rue fut son refuge. Elle fuira Mostaganem, ville où elle vivait, pour s’installer à Oran.
A la barre du tribunal criminel, elle maintiendra ses déclarations. Elle a précisé que des voyous, ce jour-là, l’avaient poursuivis. Ne trouvant d’autres alternatives, elle s’était réfugiée à l’hôpital.
Et là, tout est allé très vite. Arrivée au service de la maternité, elle a pris au passage une blouse blanche qui trainait dans un bureau. Errant dans le service disant aux malades qu’elle était ce jour-là l’infirmière de garde, son comportement n’a cependant pas échappé au agents de sécurité qui ont tôt fait de l’interpeller.
Dans le tribunal, la défense a mis l’accent sur son trouble psychique arguant que dans cette affaire, elle a été plus victime qu’autre chose.
Zemmouri L.