Dessalement de l’eau de mer : Lancement de projets de recherches par l’ATRST

L’Agence thématique de recherches en sciences et technologie (ATRST) a lancé des projets de recherches thématiques dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et a accepté le financement et l’accompagnement de 18 projets dans un premier temps, a indiqué l’ATRST, lundi dernier, dans son communiqué.

« Cette démarche intervient en application de la politique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune pour assurer la sécurité hydrique désormais menacée par les retombées des changements climatiques », et ce à travers l’adoption d’une politique associant les différentes compétences scientifiques à l’intérieur et à l’extérieur du pays, a précisé la même source.
Dans ce contexte, l’ATRST a adressé une invitation à l’échelle nationale pour des propositions de projets de recherche sur le dessalement de l’eau de mer et a reçu 33 projets de recherche, dont 18 acceptés pour le financement et l’accompagnement.
Les porteurs de projets travailleront avec plusieurs opérateurs économiques en la matière, à l’instar des stations de dessalement de l’eau de mer, de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL), de la Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture, de l’Entreprise nationale de génie civile et bâtiment (ENGCB) filiale de Sonatrach, de la société Algerian Energy Company (AEC), de l’Entreprise nationale des produits de l’électrochimie (ENPEC), de l’Agence nationale de dessalement de l’eau (ANDE), de l’Agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau (AGIRE), du groupe Cosider et de nombreuses autres entreprises.
Les thèmes sélectionnés portent sur les volets relatifs à l’analyse, le prétraitement, le traitement, le post-traitement, les filtres utilisés dans l’osmose inverse, les impacts de l’assainissement engendrés par les stations de dessalement de l’eau de mer sur les écosystèmes marins des côtes algériennes, outre les applications des énergies renouvelables (ENR) dans le dessalement de l’eau de mer.
Pour rappel, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que les projets en cours dans le domaine de l’hydraulique, notamment s’agissant des stations de dessalement de l’eau de mer, étaient à même d’assurer un approvisionnement régulier en eau potable pendant au moins 15 ans « sans perturbations ».
Les projets de dessalement de l’eau de mer, en cours de réalisation, constituent la seule solution pour assurer un approvisionnement régulier en eau potable dans le nord du pays, tandis que pour les régions du sud, il est possible de recourir à la réalisation de nouveaux projets de grands transferts d’eau, a-t-il indiqué.
S’agissant du dessalement de l’eau de la mer, le président de la République a affirmé que « l’Algérie a occupé, en peu de temps, la première place à l’échelle africaine et la troisième sur le plan arabe, derrière l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, en la matière ».
Le Président Tebboune a relevé, dans ce sillage, que les stations de dessalement en cours de réalisation au niveau de cinq (5) wilayas, dont la première pierre a été posée récemment, permettront de produire 1,4 md m3, ajoutant que l’objectif était de revoir à la hausse les capacités de production à 2,5 mds m3 d’eau dessalée, pour mettre fin au stress hydrique.

Assurer la sécurité hydrique

En outre, le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar avait affirmé, en juillet dernier depuis Boumerdès, en marge de la visite de travail et d’inspection du président de la République à certaines wilayas du Centre du pays, que le nouveau programme de réalisation des cinq stations de dessalement d’eau de mer, supervisé par le Groupe, permettra, une fois finalisé l’année prochaine, de doubler le taux de contribution de ces installations à l’approvisionnement des citoyens en eau potable.
Il avait indiqué que la capacité de production globale des cinq stations, estimée à 1,5 million m3/jour, permettra d’augmenter la contribution des stations de dessalement d’eau de mer à 42% (17% actuellement) d’ici à la fin de 2024.
Il a, également, souligné que grâce à ce programme, l’Algérie occupera la première place en Afrique et la deuxième dans le monde arabe (après l’Arabie saoudite) en termes de capacités de production de l’eau dessalée, avec une capacité totale estimée à 3,7 millions m3/jour.
Le programme initié par le président de la République comprend la réalisation de cinq stations de dessalement dans chacune des wilayas de Boumerdès (Cap Djinet), Tipasa (Fouka), Oran (Cap blanc), El Taref (Koudiet Eddraouche) et Béjaia (Tighremt- Toudja), en un temps record ne dépassant pas 24 mois, « un défi pour les institutions et cadres nationaux, mobilisés pour réaliser cinq grandes stations en même temps », avait alors expliqué M. Hakkar.
Contrairement aux précédents projets réalisés en partenariat avec des entreprises étrangères, le programme des cinq stations a été confié aux filiales du groupe Sonatrach, outre le groupe Cosider, a fait savoir le PDG de Sonatrach mettant en avant les capacités de ces entreprises en matière de construction, d’études et d’ingénierie.
« Nous avons déjà réalisé 11 stations de dessalement de l’eau de mer en partenariat avec des entreprises étrangères. C’est la première fois que nous réaliserons un programme d’une telle envergure avec des efforts nationaux en un temps record », a déclaré le même responsable rappelant que la durée de réalisation des projets concrétisés précédemment oscillait entre 36 et 57 mois.
A ce propos, le Président Tebboune avait précisé que « l’Algérie pouvait se procurer des stations clés en mains, mais par souci de préserver les recettes et richesses du pays, a préféré les réaliser localement, ce qui a effectivement été fait grâce à l’intégrité de nos cadres. Nous sommes fiers des réalisations de nos entreprises, et très satisfaits de l’étape à laquelle nous sommes arrivés ».
Par ailleurs, le PDG de Sonatrach avait expliqué que le programme de cinq stations vient s’ajouter à un précédent programme d’urgence portant réalisation de trois stations à Alger et Boumerdes d’une capacité de 150.000 m3/jour. Il s’agit des stations de Bateau cassé (10.000 m3/ par jour) et d’El Marsa (60.000 m3) à l’est d’Alger et de Corso (80.000 m3/jour).

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