Comptes commerciaux: Les dépôts en espèces restent autorisés

La Banque d’Algérie (BA) a publié, hier, une nouvelle note adressée aux établissements bancaires qui autorise l’alimentation des comptes commerciaux par les moyens de paiement scripturaux (chèques, virements, etc.) mais aussi par versement d’espèces, dans la limite du chiffre d’affaires quotidien ou hebdomadaire. Cette directive annule et remplace la circulaire du 22 décembre 2025, qui prévoyait l’interdiction des dépôts en espèces à partir du 1er février 2026.
La circulaire précédente imposait aux commerçants et entreprises de recourir exclusivement aux moyens scripturaux pour alimenter leurs comptes, avec une période transitoire d’un mois. Elle devait marquer la fin du cash dans les comptes commerciaux dès février. La nouvelle note revient sur cette mesure jugée trop restrictive, en maintenant la possibilité de déposer des espèces, mais de manière encadrée et cohérente avec l’activité réelle du client.
La Banque d’Algérie insiste sur la nécessité pour les banques de vérifier que les opérations sont en adéquation avec le profil du client et les informations disponibles. Les dépôts en espèces doivent correspondre au chiffre d’affaires déclaré, afin d’éviter toute incohérence ou risque de blanchiment. Les mesures de vigilance prévues par la réglementation en vigueur restent pleinement applicables.
Cette décision vise à concilier deux impératifs en maintenant la traçabilité et la transparence des transactions financières, en favorisant l’usage des moyens scripturaux et en considération de la réalité économique, où de nombreux commerçants et entreprises manipulent encore des espèces au quotidien.
Cette annonce intervient après la décision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de mettre fin aux fonctions du gouverneur Salah Eddine Taleb, en confiant l’intérim au vice-gouverneur Mouatassem Boudiaf.
En pratique, les commerçants et entreprises pourront continuer à déposer leurs recettes en espèces, mais sous contrôle strict des banques. Les moyens scripturaux restent encouragés et devront progressivement prendre une place plus importante dans les transactions.
T. Feriel
