Investissements: 743 projets enregistrés en 45 jours
Le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, Omar Rekache, a annoncé l’enregistrement officiel du projet de fabrication automobile de Hyundai en Algérie, précisant que le dossier progresse favorablement et que de nouvelles informations seront communiquées ultérieurement.
Lors d’une conférence organisée lundi à Alger sur le rôle des zones économiques spéciales dans l’attraction des investissements, dans le cadre du partenariat euro-algérien pour l’investissement durable, Rekache a mis en avant les efforts du gouvernement pour rendre l’environnement économique algérien plus attractif. Il a souligné que l’Algérie a su capter l’attention de plusieurs entreprises étrangères, notamment espagnoles et italiennes, qui envisagent de lancer des projets dans divers secteurs tels que l’industrie pharmaceutique, l’agriculture et les énergies renouvelables.
Depuis le 1er janvier et jusqu’au 14 février 2025, l’Agence a enregistré 743 projets d’investissement pour un montant déclaré de 889 milliards de dinars, dont 11 projets étrangers, parmi lesquels trois sont des investissements directs et les autres sont réalisés en partenariat avec des opérateurs algériens. D’autres dossiers sont actuellement en cours d’étude.
Le directeur de l’Agence a insisté sur le fait que les réformes engagées dans le domaine de l’investissement ne sont pas des mesures conjoncturelles, mais bien des actions stratégiques visant à bâtir une économie compétitive et intégrée aux chaînes de valeur régionales et internationales. Il a cité en exemple la création de pôles économiques spécialisés, comme celui de l’industrie mécanique dans l’Ouest algérien, ou encore un pôle dédié à la production de fournitures scolaires à Bordj Bou Arreridj. D’autres projets sont également en réflexion, notamment un pôle pour l’industrie du cuir à Médéa et un autre consacré au textile à Relizane.
Omar Rekache a également rappelé que la politique d’amélioration du climat des affaires s’est traduite par plusieurs réformes concrètes, dont la mise en place d’une agence chargée de la gestion du foncier économique destiné à l’investissement, accessible via une plateforme numérique dédiée.
L’Algérie a aussi procédé à la création de cinq zones franches dans les wilayas d’El Oued, Illizi, In Guezzam, Bordj Badji Mokhtar et Tindouf, afin de renforcer les échanges commerciaux avec les pays voisins. Trois autres zones franches à vocation commerciale et industrielle sont prévues dans le cadre du projet d’extension du port de Djendjen, ainsi que deux autres à la frontière tunisienne, situées respectivement à El Tarf et Bouchebka, dans la wilaya de Tébessa.
O.A Nadir
