Tribunal criminel Un cambrioleur condamné en appel

Le tribunal criminel d’appel d’Oran a confirmé la peine de cinq ans de réclusion criminelle à l’encontre de T.H., reconnu coupable du cambriolage du domicile d’un officier supérieur de l’armée. Son complice présumé a, quant à lui, été acquitté.
L’affaire remonte au mois d’août 2019, à Aïn El Turck. Profitant de l’absence du propriétaire, un colonel de l’armée en séjour familial à Souk Ahras durant les fêtes de l’Aïd el-Adha, des inconnus s’étaient introduits dans son domicile. À son retour, l’officier avait découvert une scène de désolation: portes et fenêtres fracturées, et la disparition d’une importante somme d’argent ainsi que de divers objets de valeur.
L’enquête, menée par les services de la Gendarmerie nationale, a rapidement progressé. En fracturant un carreau pour pénétrer dans la villa, le cambrioleur s’était blessé, laissant derrière lui des traces de sang. Les analyses ADN et les empreintes digitales relevées sur les lieux ont désigné sans ambiguïté un suspect : T.H., qui n’est autre que le voisin de la victime.
Interpellé, le mis en cause avait initialement reconnu les faits tout en dénonçant un complice, H.N. Ce dernier, resté longtemps introuvable, avait finalement été arrêté après l’émission d’un mandat d’amener.
Lors du procès en appel, T.H., a opéré un revirement total. Il a déclaré avoir agi seul, expliquant sa blessure au doigt lors de l’effraction et déchargeant ainsi son co-accusé. Il a affirmé avoir cité H.N. lors de l’enquête préliminaire uniquement à cause d’un vieux différend personnel.
De son côté, H.N. a clamé son innocence depuis le début, une position soutenue par sa défense qui a plaidé l’absence de preuves matérielles.
Zemmouri L.

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