Code de la route : Les précisions de Boudjemaa

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a affirmé mardi que les peines prévues dans le nouveau texte du Code de la route, parfois jugées « sévères », ne concernent pas les auteurs d’accidents courants mais des situations bien définies.
Intervenant lors d’une plénière du Conseil de la nation consacrée au statut de la magistrature, M. Boudjemaa a précisé que ces sanctions s’appliquent notamment aux cas de conduite en état d’ébriété, sous l’emprise de stupéfiants ou de substances psychotropes.
Concernant la détention provisoire, il a indiqué qu’elle « ne dépasse pas 0,5 % » et qu’elle concerne exclusivement des infractions graves telles que la conduite sous l’effet de drogues ou la détention de faux permis de conduire. Le ministre a souligné que les magistrats « sont pleinement conscients de la responsabilité qui leur incombe » et que chaque dossier est traité selon ses spécificités.
M. Boudjemaa a reconnu que les inquiétudes suscitées par ce texte sont « légitimes », mais a appelé à ne pas céder à l’intimidation. Il a assuré que l’objectif de la loi est avant tout de protéger la vie humaine, en tenant compte de l’ensemble des facteurs à l’origine des accidents, y compris l’état des routes.
Il a rappelé que les sanctions sévères ne sont appliquées qu’après une enquête judiciaire minutieuse et approfondie, et que le texte a été élaboré par des spécialistes avec la participation de plusieurs acteurs. Certaines dispositions pénales, a-t-il ajouté, « n’étaient pas suffisamment claires », ce qui a suscité des interrogations.
Enfin, le ministre a souligné que cette nouvelle mouture du Code de la route vise à réorganiser, encadrer et durcir certaines dispositions, en réponse à la hausse considérable du nombre d’accidents de la circulation. L’objectif est de combler les lacunes constatées et de s’adapter aux évolutions récentes pour renforcer la sécurité routière.
Ch.G
