SDEM : L’export de l’eau envisagé

Invité au forum de la Radio nationale, Mohamed Boutabba, directeur général d’Algerian Energy Company, filiale du groupe Sonatrach, a indiqué que l’excédent qui sera produit par les stations de dessalement de l’eau de mer (SDEM) sera destiné à l’export vers les pays du bassin méditerranéen souffrant d’un déficit hydrique.
Pas seulement le produit, mais également le savoir-faire algérien dans ce domaine et les équipements qui seront fabriqués localement et dont les prix sont très chers à l’international. «Le taux d’intégration dans la réalisation et la maintenance des stations de dessalement se situe entre 30 et 40%. La câblerie, la tuyauterie, les matériaux de constriction, par exemple, sont fabriqués localement. Ce que nous importons toujours, ce sont les équipements de pompage, de filtrage et les membranes à sens inversé», a-t-il précisé
Des partenariats seront conclus avec des entreprises étrangères, a-t-il ajouté, pour la fabrication locale des membranes à 100% qui coûtent 400 dollars à l’import. « Ce coût sera réduit de moitié. Nos membranes seront donc avantagées à l’export sur le marché africain. Notre objectif est d’arriver à produire les équipements les plus importants pour éviter les pannes et arriver à une maintenance à 100% algérienne», a-t-il souhaité
«La réalisation des stations de dessalement est confiée à des entreprises nationales. Mais nous espérons que la contribution des entreprises nationales et des startups sera élargie. Nous avons besoin d’opérateurs qui investissent dans la production des équipements, tels que les membranes et le filtrage. D’ailleurs, une start-up propose des équipements de filtrage qu’il s’agira juste d’ajuster», a-t-il ajouté à ce propos.
M. Boutabba a aussi fait savoir que la mise en exploitation des cinq stations, prévue pour décembre 2024, dans les wilayas d’Oran, Tipasa, Boumerdes, Béjaia et El Tarf, connaissait un taux d’avancement important, notamment la station de Fouka à Tipasa qui a atteint 60%, tandis que le taux oscille pour les autres stations entre 52 et 54%. « Avec la mise en service de ces cinq stations, la capacité totale de dessalement de l’eau de mer passera de 18% actuellement à 42% », a-t-il ajouté.
Il a, en outre, cité un autre programme en cours d’étude, relatif à la réalisation de six stations de dessalement de l’eau de mer visant à renforcer l’alimentation en eau potable (AEP), pour atteindre un taux de dessalement de 60%, outre un projet en cours d’étude relatif à la réalisation de stations mobiles de dessalement, avec une capacité de production allant entre 2.500 et 2.700 m3/jour.
R.N
