Relations algéro-françaises : Nuñez évoque encore sa prochaine visite

Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé ce lundi 9 février sur BFMTV-RMC qu’une visite en Algérie était « dans les tuyaux », à la suite d’une invitation de son homologue algérien. Une annonce déjà faite en novembre dernier par le successeur de Bruno Retailleau qui avait alors évoqué des « signaux » d’une amélioration des relations bilatérales.

« Le ministre de l’Intérieur algérien m’a récemment écrit pour m’inviter », avait-il déclaré sans toutefois préciser la date de cet échange.
Ce déplacement, selon Beauvau, vise à aborder des dossiers sensibles : sécurité et lutte contre le terrorisme, réadmission des ressortissants algériens frappés par une OQTF, narcotrafic et coopération policière. Nuñez a toutefois précisé que les retours des ressortissants algériens sous OQTF n’ont pas encore repris, et que le cas du journaliste français Christophe Gleizes, détenu depuis juin 2025 pour « apologie du terrorisme », conditionnera le déroulement effectif de cette visite. Le ministre a également rappelé que les échanges sécuritaires entre Alger et Paris ont repris après une année 2025 particulièrement tendue, marquée par des crispations diplomatiques sur plusieurs dossiers sensibles.
Samedi dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait réaffirmé, dans une rencontre avec la presse nationale, une posture de retenue et de souveraineté, choisissant de ne pas commenter directement les tensions avec Paris. Pour le président, le dialogue reste possible, mais strictement encadré selon les priorités nationales. Tebboune a également salué certaines voix françaises favorables à la coopération, notamment Ségolène Royal, qualifiée de courageuse et engagée pour un rapprochement apaisé entre Alger et Paris.
Cette distinction illustre la capacité de l’Algérie à distinguer les voix constructives des positions institutionnelles conflictuelles, et à maintenir une diplomatie mesurée face aux turbulences bilatérales.
Entre les deux positions officielles, des personnalités françaises, sous influence étrangère, sont au centre de polémiques. Ainsi, la ministre française Rachida Dati est accusée par plusieurs médias locaux d’être impliquée dans une campagne médiatique perçue comme hostile, notamment suite à des contenus diffusés sur certaines chaînes françaises jugés biaisés ou mensongers.
Pour le moment, Alger n’a pas encore commenté cette visite.
K.B

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