Le président de la République face à la presse nationale : Que l’Algérie retrouve sa grandeur

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, samedi soir, que son objectif suprême, dont les contours commencent à se dessiner, est que l’Algérie retrouve la grandeur qui lui a permis d’accomplir de nombreuses réalisations par le passé, se réjouissant de la satisfaction manifestée par les Algériens à l’égard du développement en cours dans leur pays.

Lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, le président de la République a exprimé sa gratitude envers tous les patriotes dévoués qui veillent au bien-être des citoyens et à l’amélioration de leur quotidien, comme le reflète, a-t-il dit, le sentiment de « satisfaction » que les Algériens manifestent à l’égard de leur pays et des évolutions positives enregistrées sur tous les plans.
Il a, à cet égard, souligné que son objectif est que l’Algérie retrouve la grandeur qui lui a permis d’accomplir des réalisations dans plusieurs domaines, qu’ils soient politiques, diplomatiques ou en faveur des mouvements de libération dans le monde.
Le président de la République a affirmé qu’il avait une affection particulière pour le peuple et les jeunes en particulier, soulignant que l’expression « Aami Tebboune » (oncle Tebboune) affectionnée par le peuple algérien traduit un « grand respect et une relation paternelle » dont il est fier.
Il a également souligné que la confiance qu’il a placée dans les jeunes avait permis à l’Algérie de devenir un leader dans la création de start-up en Afrique, rappelant qu’il était « le candidat des jeunes » lors de la Présidentielle de 2019.
A cet égard, et en réponse à une question concernant sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 7 septembre, le président de la République a estimé qu’il était prématuré de se prononcer sur ce sujet, réaffirmant qu’il lui restait cinq mois de son mandat actuel au cours desquels il continuera à mettre en œuvre son programme et à effectuer des visites de terrain dans plusieurs wilayas à travers le pays.

Candidature de Tebboune : Prématuré d’en parler

Concernant la décision d’organiser une élection présidentielle anticipée le 7 septembre prochain, le président de la République a affirmé qu’elle était liée à des « raisons purement techniques » qui n’ont aucune incidence sur cette échéance ou son déroulement, soulignant que des milieux étrangers ont émis des spéculations contradictoires à ce sujet.
Le président de la République a indiqué que « décembre n’est pas la date officielle à laquelle nous organisons habituellement les élections en Algérie. Le reste n’est que philosophie et conjectures qui varient selon les parties qui nous soutiennent ou qui s’opposent à nous. »
Le chef de l’Etat a estimé, dans ce sens, que le mois de septembre est « le moment propice pour la tenue de ce rendez-vous électoral, car coïncidant avec la fin des vacances d’été et le début de la rentrée sociale pour de nombreux Algériens à l’intérieur et à l’extérieur, qui pourront ainsi exprimer leur voix ».
Commentant les informations relayées par certains médias qui tentent de lier l’organisation d’élections anticipées à une crise au sommet du pouvoir, tandis que d’autres évoquent un départ imminent du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, du pouvoir, il a répondu : « ceux-là sont des personnes malades qui continueront à chercher à perturber la stabilité du pays en diffusant des rumeurs ».
« Ce qui émane de ces personnes est normal, car elles n’ont pas assimilé les leçons que leur ont enseignées les Algériens qui sont conscients et ont un amour sincère pour la patrie », a poursuivi le président de la République.
Il a également abordé la question de l’inscription des membres de la communauté nationale à l’étranger sur les listes électorales en prévision de la prochaine élection présidentielle, révélant « qu’ils pourront s’inscrire sur des listes électorales provisoires au niveau des consulats algériens, à partir de la semaine prochaine ».
En réponse à une question sur les Algériens en situation irrégulière à l’étranger, qui demandent leur régularisation et l’obtention de passeports, le président de la République a affirmé que « ce dossier sera définitivement réglé dans deux mois au plus tard », ajoutant que des directives ont été données pour leur régularisation au cas par cas.

Le mal des rumeurs

S’agissant de sa visite en France, le président de la République a affirmé qu’elle « est toujours d’actualité », soulignant que les relations avec la France « ont besoin d’une refondation sans céder un iota sur le dossier de la Mémoire ».
Au volet socio-économique, le président de la République a affirmé que les mesures prises à l’avance par l’Etat pour assurer la disponibilité de différents produits de consommation avaient permis de garantir la stabilité des prix pendant le mois de Ramadhan, se félicitant de l’adhésion des commerçants et des industriels aux mesures prises à cet effet. Il a en outre fait savoir que la valeur de la production agricole nationale était de 35 milliards USD, soit 18% du produit intérieur brut (PIB), contre plus de 5% pour le secteur industriel. Le président de la République a, par ailleurs, évoqué l’augmentation prévue des salaires pour arriver à les doubler en 2026/2027, soulignant que le produit intérieur brut (PIB) dépassera les 400 milliards de dollars au cours du premier trimestre de 2026.
Le président de la République a évoqué le 7e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du GECF, qui s’est tenu en Algérie début mars, précisant qu’ »une décision a été prise pour renforcer la coordination entre tous les producteurs ». « Nous essaierons lors de la prochaine réunion du Forum de trouver un nouveau mécanisme de coordination similaire à l’OPEP », a-t-il souligné.
Le sommet a, en outre, permis de mettre l’Afrique au devant de la scène avec la participation du Sénégal et du Mozambique, que l’Algérie a aidés à renforcer leur production de gaz, a indiqué le président de la République.
Ce sommet a confirmé l’importance du gaz naturel comme source d’énergie la moins polluante et a mis en évidence son rôle important dans le développement, d’où la nécessité d’investir davantage dans ce secteur tout en respectant les exigences environnementales, a affirmé le président de la République ajoutant « nous investirons davantage dans le domaine du gaz naturel et nous en augmenterons la production ».

« L’Algérie n’a pas de visées expansionnistes »

« Et afin d’éviter de contredire les décisions de la COP (Conférence sur le climat), nous nous efforcerons de réduire l’empreinte carbone de l’industrie gazière », a-t-il soutenu.
Le président de la République a, en outre, relevé que le développement de la production de gaz n’est pas incompatible avec les engagements climatiques mondiaux, indiquant par ailleurs que les pays qui ont des réserves de gaz, ont le droit de profiter de leurs richesses et n’ont pas à être privés de leur droit au développement au nom du climat.
Sur le plan international, le président de la République a évoqué la question palestinienne, affirmant que « la prochaine bataille de l’Algérie consistera à permettre à la Palestine de devenir membre à part entière de l’ONU », saluant à ce propos la diplomatie algérienne « efficace et reconnue ».
« L’Algérie n’a pas de visées expansionnistes » et sera toujours du côté des opprimés, a-t-il soutenu.
Il a, par ailleurs, rappelé la position constante de l’Algérie à l’égard de la cause du Sahara occidental, en tant que question de décolonisation. « Si nous utilisons la raison au lieu de la menace et de la force, nous parviendrons à une solution », a-t-il fait valoir.
Sur sa dernière rencontre avec les dirigeants maghrébins, le président de la République a révélé que le bloc maghrébin que les pays de la région entendent créer visait à relancer l’action maghrébine commune et à coordonner les efforts en vue d’unifier la voix de ces pays sur de nombreuses questions internationales, sans exclure aucune partie.
Evoquant la situation au Mali, il a dit que « les Maliens sont nos frères et sont libres de choisir de régler leurs problèmes sans l’Algérie », mais « les expériences montrent que l’ingérence des étrangers dans les crises locales éloigne toute perspective de solution ». L’Algérie « ne se soumettra pas et fera face à toutes les provocations », a-t-il affirmé.

Synthèse R.N

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