3.838 morts sur les routes en 2025 : L’Algérie dans une zone intermédiaire mondiale

Les accidents de la route continuent de coûter un lourd tribut en Algérie. En 2025, 3 838 personnes ont perdu la vie et 37 020 ont été blessées dans 26 976 accidents corporels, selon Lahcen Boubka, directeur d’études à la Délégation nationale pour la sécurité routière. Par rapport à 2024, les accidents ont augmenté de 2,68 %, les décès de 2,62 % et les blessés
de 4,9 %.
Le facteur humain reste responsable de plus de 96 % des accidents, principalement en raison de l’inattention, du manque de vigilance, de l’excès de vitesse, des dépassements dangereux et du non-respect des règles de priorité. Les motocycles représentent un problème croissant, impliqués dans près de 24 % des accidents en milieu urbain, alors que le parc national compte entre 200 000 et 300 000 scooters et cyclomoteurs.
Pour endiguer cette hécatombe, une campagne spéciale de sensibilisation est prévue durant le mois sacré de Ramadhan, en partenariat avec le ministère des Affaires religieuses. Les imams relaieront des messages de prévention lors des prêches du vendredi afin d’inciter les conducteurs à adopter un comportement responsable et à éviter la fatigue.
Preuve que ces campagnes peuvent être utiles, durant le Ramadhan 2025, une baisse a été constatée: –1,41 % d’accidents et –8,98 % de décès par rapport à 2024.
La situation algérienne s’inscrit dans un fléau global. En 2025, les accidents de la route ont causé environ 1,35 million de décès dans le monde, soit une personne toutes les 21 secondes. L’Organisation mondiale de la santé rappelle que la mortalité routière demeure l’une des principales causes de décès, notamment chez les jeunes adultes.
Le taux de mortalité routière est généralement exprimé en nombre de morts pour 100 000 habitants. Pour l’Algérie, avec environ 45 millions d’habitants en 2025, le taux est d’environ 8,5 décès pour 100 000 habitants. Ce chiffre la situe en dessous de la moyenne mondiale (environ 17,4 décès pour 100 000 habitants), mais dans une zone intermédiaire : moins élevée que certains pays africains (où les taux dépassent 25 décès/100 000), mais plus forte que dans les pays européens (souvent entre 3 et 6 décès/100 000).
G. Salima

Bouton retour en haut de la page